Vieux Kéba Faty, opérateur en alphabétisation et homme de culture, lance un vibrant appel à toutes les autorités locales et étatiques pour la revalorisation de la culture locale. «Un pays sans culture ne peut pas se développer, une ethnie sans culture n’a pas de valeur», a-t-il déclaré avec conviction.
Vieux Kéba Faty souligne l’importance de la contribution de M. Ayib Daffé, en rappelant les efforts inestimables de son père dans le passé, le professeur Balla Moussa Daffé, pour la promotion culturelle à Sédhiou. «Ce qu’il a fait pour la promotion culturelle à Sédhiou est considérable», affirme Vieux Kéba Faty. «Pr Balla Moussa Daffé organisait des Journées culturelles pour promouvoir la culture locale, une occasion de montrer la diversité culturelle de la région. Des hommes de culture venaient de partout, y compris la chanteuse malienne Aïcha Koné et des participants de la Gambie et de la Guinée», ajoute-t-il.
M. Faty salue également l’ancien directeur du centre culturel, Aliou Kéba Badiane, et son successeur, Youssouph Diatta, pour leurs efforts inlassables en faveur de la culture locale. «Je vous remercie du plus profond de mon cœur. Vous avez beaucoup fait pour la promotion de la culture», exprime-t-il.
Cependant, l’opérateur en alphabétisation et homme de culture souligne un problème préoccupant : «Actuellement, lors des luttes traditionnelles, les lutteurs de la Casamance dansent au rythme du ‘’Sabar’’, ce qui n’est pas notre culture. Nous avons notre propre danse à laquelle nos anciens lutteurs dansaient. Pourquoi ces jeunes lutteurs ne dansent-ils pas ce rythme d’autrefois ? Nous ne sommes pas d’accord et ce n’est pas normal que, dans le Pakao, centre culturel de la culture mandingue, nos lutteurs dansent au rythme d’autres cultures.»
M. Faty lance un appel aux autorités, notamment aux maires et aux présidents des Conseils départementaux, pour qu’ils fassent la promotion de la culture locale. «Pour que ceux qui ne connaissent pas nos cultures puissent les connaître réellement et nous respecter. Chaque année, j’organise la «Nuit du conte» pour faire la promotion de la culture, car le conte fait partie de la culture africaine. Autrefois, nos anciens enseignaient à travers les contes en faisant parler les animaux, les arbres et d’autres éléments de la nature», explique-t-il.
«Le député Ayib Daffé pour mener le combat pour la revalorisation de la culture locale»
Notre interlocuteur exprime également ses préoccupations quant à la perte de valeur de certaines traditions, comme celle du Kankourang, et exhorte les Diolas à continuer à respecter leur culture. «La culture humanise l’homme. Si tu veux connaître la véritable valeur de l’homme, regarde sa culture», jure-t-il la main sur le cœur.
Pour finir, M. Faty lance un appel singulier au député Ayib Daffé, lui demandant de mener le combat pour la revalorisation de la culture locale. «Pour revaloriser la culture, il est essentiel que cette grande région, qui regorge d’une très belle culture, dispose d’un centre culturel régional», soutient-il. La même source adresse un message aux artistes de Sédhiou, les exhortant à chanter en Mandingue pour promouvoir leur culture.
Par Alassane DIALLO, correspondant à Sédhiou























































