Chers compatriotes, Sénégalaises et Sénégalais,
En ce moment décisif de notre histoire, notre Nation vacille entre l’espoir et l’inquiétude. Alors que nous croyions avoir tourné la page d’un passé lourd de dérives et de douleurs, nous voyons ressurgir, avec une habileté froide, ce vieux système qui prospère dans la discorde, manipule les incompréhensions et sème la division là où l’unité devrait être sacrée.
Ce système, sans visage mais puissant, n’a pas renoncé. Il se nourrit des fractures, des malentendus, des influences obscures. Il s’insinue dans les couloirs de l’État dès que l’anti-système se fragilise. Et aujourd’hui, il menace la cohésion même de ceux qui avaient promis de le combattre.
Le peuple sénégalais observe avec une profonde inquiétude la tension qui s’installe au sommet. Ce peuple, meurtri par les épreuves passées, n’a pas oublié les douleurs, les pertes humaines, les injustices et les blessures laissées par des années de déséquilibre institutionnel. Ces souffrances appellent justice, vérité et réparation non par vengeance, mais au nom de nos martyrs et des valeurs éternelles de la République.
C’est pourquoi, dans un esprit de respect et de responsabilité, nous lançons un appel solennel au chef de l’État : qu’il revienne à la clarté, à la lucidité, à la sérénité ; qu’il chemine avec la prudence des sages ; qu’il s’entoure de voix qui éclairent, et non de forces qui égarent.
Car un Président et son Premier ministre ne doivent pas être deux pôles opposés. Ils doivent être les deux battements d’un même cœur au service du peuple. Le Sénégal ne peut supporter des guerres d’ego ou des influences déstabilisatrices. Il a besoin de hauteur, de loyauté, et d’unité au sommet pour accomplir les promesses faites à la Nation.
Le Sénégal mérite la paix.
Le Sénégal mérite la justice.
Le Sénégal mérite des dirigeants unis, constants et fidèles au pacte républicain.
Ce moment d’histoire exige de chacun de nous, vérité et responsabilité. Et de nos dirigeants, un sursaut de grandeur. « Trahir » une personne qui a sacrifié sa vie pour sauver le projet qui plus est en portant son choix sur ta modeste personne, c’est mettre en cause la volonté du peuple souverain.
M. MANÉ, la plume d’un éternel incompris
Bettenty Niombato, le 17/11/2025























































