Le Fort Pinet-Laprade de Sédhiou doit son nom à l’ancien gouverneur français Émile Pinet Laprade, né en 1822 à Saint-Louis et décédé du Choléra en 1869. Ce fort, au cœur de Sédhiou, a été érigé à la suite de plusieurs expéditions contre les Mandingues et les Balantes. Les Français ont décidé de le construire en 1836. C’est bien ce patrimoine mondial de l’Unesco et grand symbole culturel qui est dans un état de délabrement inquiétant.
Au cœur vibrant de Sédhiou, se dresse encore — tant bien que mal — le Fort Pinet-Laprade, vestige saisissant d’une époque révolue. Construit en 1836 par les colons français, ce monument n’est pas seulement une pierre dressée contre l’oubli : il est l’âme même de la commune, le premier bâtiment autour duquel la ville s’est tissée, génération après génération.
Aujourd’hui, le Fort n’est plus qu’une ombre de lui-même. Murailles fendues, structures effritées, silence pesant. Le symbole d’un pan essentiel de notre histoire est en train de mourir, dans l’indifférence quasi générale, risquant d’emporter avec lui un fragment irremplaçable de notre patrimoine culturel et collectif.
À l’heure où les nations célèbrent et restaurent leurs monuments pour transmettre aux générations futures leur histoire et leur fierté, Sédhiou, elle, regarde l’effondrement silencieux de son passé. Ce Fort pourrait devenir bien plus qu’un souvenir : un espace vivant, une scène culturelle, un carrefour d’expression artistique. Dans une ville qui manque cruellement d’infrastructures pour accueillir concerts, spectacles de grande envergure ou événements publics, le Fort réhabilité serait une bouffée d’oxygène, un poumon social et culturel.
Sédhiou mérite mieux que l’oubli. Ses enfants méritent de connaître leur histoire, de s’approprier leur héritage, de voir renaître dans la pierre et la lumière ce que le temps a tenté d’effacer. Ce n’est pas simplement une question de rénovation architecturale : c’est un combat pour l’identité, la mémoire et l’avenir.
Le cri du cœur de Sédhiou ne peut plus être ignoré. Les autorités locales, nationales, les acteurs de la culture et du patrimoine, les citoyens — tous doivent se mobiliser pour sauver le Fort Pinet-Laprade.
Réhabiliter le Fort, c’est refuser l’oubli. C’est faire battre plus fort le cœur de Sédhiou.
Alassane DIALLO (Correspondant à Sédhiou)

























































Réhabiliter le Fort Pinet-Laprade, veille sentinelle de 187 ans, doit être une priorité urgente pour les nouvelles autorités.
Ce joyau du patrimoine, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est aujourd’hui en péril.
Si rien n’est entrepris rapidement, ce témoin de notre histoire risque de s’effondrer à jamais, emportant avec lui une part précieuse de notre mémoire collective, rien qu’a voir cette facette sur la couverture de article
Merci infiniment pour cette contribution !
Un excellent article !
Dans ce pays l’urgence est partout visible
Réhabiliter le Fort Pinet-Laprade, veille sentinelle de 187 ans, doit être une priorité urgente pour les nouvelles autorités.
Ce joyau du patrimoine, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est aujourd’hui en péril.
Si rien n’est entrepris rapidement, ce témoin de notre histoire risque de s’effondrer à jamais, emportant avec lui une part précieuse de notre mémoire collective.
Absolument mon cher. Il faut un véritable plaidoyer auprès des autorités supérieures, notamment le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture