Élu à la tête de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL), Bira Sène a donné les grandes orientations de son mandat, prônant rigueur, assainissement et respect strict des textes. Dans un discours empreint de reconnaissance et de fermeté, le nouveau président a clairement affiché sa volonté de réformer en profondeur la gouvernance de la lutte.
« Je remercie tous ceux qui m’ont fait confiance lors de cette élection, ainsi que Malick Ngom pour le travail abattu à la tête du CNG. C’est mon frère. Nous avons travaillé ensemble à Kaolack et je l’ai toujours encouragé, même lors de mes rares passages sur les plateaux de télévision », a-t-il déclaré d’entrée. Revenant sur le passage de témoin, Bira Sène a salué le leadership de son prédécesseur. « Pendant quinze mois, avec son équipe, il a su surmonter les obstacles et avancer. C’est cela, le leadership. C’est lui qui a fermé l’ère du CNG ».
Dans un esprit d’apaisement, le président de la FSL a également tenu à féliciter l’ensemble des candidats. « Je salue les vainqueurs comme les vaincus de cette élection. Désormais, nous devons assainir la lutte. Les textes seront relus, amendés si nécessaire, puis strictement appliqués. Nos portes resteront ouvertes, mais la gestion se fera avec fermeté », a-t-il prévenu.
Sur la passation de service, Bira Sène a mis en avant la confiance mutuelle qui lie les deux hommes. « J’ai signé le document de passation sans même le lire, par confiance. J’ai aussi reçu l’argent liquide sans le compter. Si j’ai besoin de précisions, je n’hésiterai pas à l’appeler. Le 8 novembre 2025, lorsque je lui passais le témoin, je n’imaginais pas ces retrouvailles. Il est jeune et a de l’avenir. Nous sommes là dans un esprit de fraternité ».
Concernant la suite, le nouveau président rassure : les chantiers en cours seront poursuivis. « Les programmes ne seront pas interrompus. Il y aura certes des changements dans les démarches, mais toujours dans le respect strict des textes ». Une réunion du Comité directeur était annoncée samedi dernier, suivie d’une assemblée générale extraordinaire consacrée à l’adoption des règlements généraux de la lutte. Cela est désormais programmée pour le dimanche 8 février 2026.
Mais l’annonce majeure reste la mise en place d’une licence obligatoire pour tous les acteurs. « Tous les acteurs devront être licenciés : lutteurs, encadreurs, promoteurs et même les marabouts. C’est inscrit dans les statuts », a insisté Bira Sène. Selon lui, cette réforme permettra une meilleure identification des intervenants, une maîtrise des statistiques et un changement profond des comportements. « Il y aura un véritable changement de paradigme. La lutte doit rayonner partout ».
Demactu


























































