Chaque fois que je passe devant les cimetières situés dans mon quartier et sur un des chemins menant à mon domicile, après avoir imploré la miséricorde d’Allah (SwT) sur eux, un même verset du Coran et un même ´hadith’ du Prophète (SAS) me viennent toujours à l’esprit: « Et craignez le jour où vous serez ramenés vers Allah. Alors, chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu’elle aura acquis. Et ils ne seront point lésés. » (S2, V.281). Ce verset pose trois vérités fondamentales et essentielles :
– l’inéluctabilité de la comparution de chacun des humains devant Dieu pour être jugé,
– ce jugement sera basé sur le même principe qu’en droit pénal : la personnalité des crimes et délits qui veut que la personne ne soit pénalement responsable que pour les actes qu’elle a personnellement posés,
– le verdict ne sera jamais injuste; en d’autres termes, il n’y aura jamais d’erreur judiciaire dans les jugements de Dieu, le meilleur des juges (Coran S.95, V8 )
Quant au hadith, le prophète (SAS) avertit que « Chacun de vous est donc berger et responsable de son troupeau. » (Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim)
Vous, policiers et gendarmes en police de la circulation, vous les douaniers et autres agents assermentés ou non de l’État y compris les magistrats, gardez-vous constamment à l’esprit cette parole d’Allah (SwT) et cet enseignement du Prophète (SAS) ?
Je me suis limité à ces personnes en raison de leurs missions de jugement des actes de leurs semblables qui, en retour, les jugent à leur manière. Ce jugement se traduit par la perception que les citoyens ont de ces services étatiques. Pour coller à l’actualité, il est noté que nombre de Sénégalais s’interrogent sur la justesse des décisions prises par la Haute cour de justice à l’encontre d’anciens ministres. De notre point de vue, la composition exclusivement de magistrats de la commission d’instruction constitue une sorte « soupape de sécurité » qui ne doit laisser passer en jugement que les cas absolument clarifiés par les preuves matérielles irréfutables. Les mesures conservatoires prises (mandats de dépôt, cautions, bracelets électroniques…) font déjà l’objet de controverses. Pire encore, si les concernés sont envoyés en jugement devant un collège de huit députés et un seul magistrat professionnel (le premier président de la Cour suprême) statuant définitivement, sans appel ni cassation, sur la culpabilité et la condamnation du justiciable par vote à la majorité (article 33 de la loi organique sur la HCJ), le risque d’un « verdict à la Marie Antoinette » reste grand. C’est donc le lieu de rappeler à chaque croyant en général et à chacun des acteurs de la HCJ en particulier, ces paroles de Dieu et de son dernier Prophète. Ils ne peuvent pas ignorer ce que le comité des droits de l’homme des Nations Unies a dit sur l’exigence d’un double degré de jugement au fond dans l’affaire Karim Wade et doivent penser à l’image du Sénégal sur la scène internationale. Le comité des droits de l’homme et la cour de la CEDEAO vont inéluctablement sanctionner toute condamnation prononcée par la HCJ. Les organisations de la société civile qui viennent de publier un communiqué conjoint contre l’article 255 du code pénal relatif aux délits d’opinion et de presse, ne doivent pas rester aphones sur ces affaires.
demactu


























































