Les mareyeurs du marché central de la ville de Sédhiou contestent la décision des autorités municipales et préfectorales de les déplacer vers le marché de Santassou, également connu sous le nom de «Marché 23 millions».
Lors d’un point de presse qu’ils ont récemment organisé, ces vendeurs de poissons ont vigoureusement protesté contre cette initiative, la qualifiant de non viable et potentiellement nuisible à leur activité.
Selon les mareyeurs, le marché de Santassou est trop éloigné du fleuve, alors que la proximité est très essentielle pour la vente de poissons et autres produits halieutiques. Ils craignent que l’éloignement de la côte ne complique considérablement leurs opérations quotidiennes.
Ainsi, les pourvoyeurs de poissons et de crevettes aux populations sédhiouoises soulignent que l’odeur de leurs produits risque de provoquer des tensions avec les riverains du marché de Santassou.
Au cours du point de presse qu’ils ont tenu jeudi dernier, ces commerçants insistent sur le fait que leurs activités doivent impérativement rester près du fleuve pour éviter de perturber la vie des habitants de Santassou qui n’y sont sans doute pas habitués.
D’autres langues confient à Demactu que le «Marché 23 millions» de Santassou est maudit, allant jusqu’à dire qu’il s’y trouve un djinn qui ne favoriserait point le succès de leur travail.
Les vendeurs se montrent ainsi très déterminés à défendre leur position et envisagent de vendre leurs produits devant leur domicile si les autorités ne reviennent pas sur leur décision. Ils pointent également du doigt la superficie du marché de Santassou qu’ils considèrent très étroite et qui ne serait pas en mesure d’accueillir un nombre assez important de vendeurs de poissons dans la ville, dont le nombre est estimé à 500 personnes.
Le précédent des vendeurs d’habits et de légumes, qui avaient eux-aussi refusé un déplacement similaire, est convoqué pour donner du poids à leurs arguments.
Face à ce refus catégorique, les vendeurs de poissons et de crevettes invitent les autorités locales à reconsidérer leur décision, estimant que le déménagement vers Santassou mettrait en péril non seulement leurs activités, mais aussi l’équilibre social au sein de la communauté de Sédhiou.
Alassane DIALLO, correspondant à Sédhiou



























































