Il y a des trajectoires qui forcent le respect. Il y a des parcours qui inspirent. Et il y a des hommes dont la rigueur, le sérieux et la droiture deviennent des repères pour toute une génération.
Le Docteur en est un. Aujourd’hui à la tête du prestigieux Hôpital Régional Amadou Tidiane BA de Sédhiou, il incarne à la fois le fruit d’années de labeur et le symbole vivant d’un mérite incontestable.
Ce frère que nous avons côtoyé dans les arcanes de la vie estudiantine, dans les amphithéâtres comme dans les couloirs de l’engagement associatif, a toujours laissé l’empreinte d’un homme méthodique, posé, intelligent et profondément attaché à ses valeurs.
Titulaire d’un Doctorat en médecine et spécialiste en urologie, il a franchi avec brio toutes les étapes d’un parcours académique et professionnel exigeant. Sa réussite au très sélectif concours des médecins internes n’a été pour nous qu’une confirmation de son potentiel hors norme.
Mais au-delà de l’intellectuel brillant, nous tenons à saluer l’homme de foi. Ce fervent musulman, toujours ponctuel aux heures de prière, savait allier savoir scientifique et quête spirituelle, apportant ainsi à sa profession une dimension humaine rare.
Nos longues discussions sur la conciliation entre la médecine et l’éthique religieuse restent gravées dans ma mémoire, tout comme nos échanges passionnés lors des élections de représentativité au sein de l’ACES (Amicale culturelle des Étudiants de Sédhiou) – cette association que nous portions dans nos cœurs comme un flambeau.
Je n’oublierai jamais cette phrase devenue un leitmotiv lors des campagnes de renouvellement : « Veuillez discuter, et laissez-moi vendre les cartes aux détaillants. .». Une phrase teintée d’humour, mais aussi de stratégie, qui montrait combien tu étais fin tacticien, soucieux du détail et de l’organisation.
L’ACES, à cette époque, était bien plus qu’un cadre associatif : c’était une école de leadership, un temple de démocratie, un foyer d’intellectuels engagés – et tu en étais l’un des piliers.
Ta nomination à la tête de cet hôpital régional ne saurait être perçue comme un simple avancement professionnel. C’est un retour symbolique, celui de l’enfant prodigue, celui du fils de Marsassoum, ce joyau de Sédhiou, qui revient servir dignement sa terre natale.
Une fierté Sédhioise et Marsassoumoise au service de l’excellence
Le destin a voulu que tu prennes les rênes de l’établissement qui porte le nom d’un homme cher à ton cœur, feu Docteur Amadou Tidiane BA, une figure emblématique de la région. Ton engagement à ses côtés, notamment à travers Kolda Assistance Médicale (KAM), lors de consultations gratuites offertes aux plus démunis, témoigne de ton altruisme profond et de ta volonté de soigner avec le cœur autant qu’avec la science. Qu’Allah vous le rétribue au centuple…
Ce n’est pas seulement un médecin qui est nommé. C’est un modèle. C’est un frère. C’est un symbole.
Mais cette confiance placée en vous, cher frère, est aussi un appel pressant à l’action. Oui, les défis sont nombreux. Les attentes sont réelles. Et nous savons que vous êtes capable de les affronter avec sérieux et méthode.
Déjà, vous faites face à un ensemble de revendications sociales et techniques, dont la résolution est attendue avec espoir :
- L’absence d’une salle d’attente digne de ce nom pour les accompagnants, exposés aux intempéries, aux moustiques et à l’inconfort chronique ;
- Le manque criard de personnel dans certains services vitaux, tels que la radiologie, l’orthopédie, ou encore les laboratoires, où les techniciens supérieurs manquent à l’appel ;
- L’absence de spécialistes de renom, qui pourraient renforcer l’offre de soins et permettre à l’hôpital de répondre aux besoins croissants de la population ;
- Une restauration hospitalière souvent décriée, tant pour le personnel que pour les patients, qui mérite une révision en profondeur ;
- Les primes d’harmonisation et les conditions des vacataires et prestataires, dont la situation reste précaire, et qui attendent des mesures concrètes pour un mieux-être professionnel.
Autant de chantiers urgents et sensibles, qui nécessitent de l’écoute, du dialogue et de la fermeté dans la réforme. Travailler chez soi, dans sa propre région, avec un tel niveau de responsabilité, est certes un honneur, mais c’est aussi un poids à porter avec droiture, équité et ambition.
Nous avons foi, cher frère, que vous saurez faire face. Car vous êtes de ceux qui, même dans l’engagement associatif et le syndicalisme estudiantin, ont toujours été porteurs de solutions plutôt que de plaintes, d’organisation plutôt que de désordre. L’ACES, dont vous êtes un pur produit, vous a formé dans cette tradition de service et d’excellence.
Qu’Allah guide tes pas, bénisse ton engagement et fasse de cette responsabilité une réussite éclatante, pour la santé de nos populations, la fierté de notre région, et l’honneur de notre jeunesse.
Avec toute mon estime et mes prières,
Grand frère Diamba MANÉ,
Frère en foi, en combat et en espérance



























































