Madame l’ancienne Ministre,
Votre sortie contre la récente mission officielle du Premier ministre Ousmane Sonko en Chine interpelle à plus d’un titre, non pas par la vigueur de votre critique qui est votre droit mais par la légèreté de l’analyse et l’amnésie volontaire qu’elle semble trahir.
Vous évoquez un « vadrouillage en Chine » pendant que l’agriculture sénégalaise est en coma… mais où étiez-vous lorsque pendant 12 ans, sous le régime que vous aviez conseillé, notre agriculture a été livrée à elle-même, asphyxiée par l’importation massive de denrées et par une dépendance chronique à l’extérieur ? Le diagnostic est clair : c’est votre silence complice qui a contribué à ce coma.
Accuser aujourd’hui une délégation de l’État d’aller chercher des partenariats stratégiques avec la 2e puissance économique mondiale montre un refus de voir que le monde a changé. La Chine n’est pas une fantaisie diplomatique, elle est un acteur central des nouvelles routes de développement. Le Sénégal ne peut pas rester à la marge de cette dynamique.
Non, Mme Manga, le Premier ministre n’est pas allé « signer des contrats de cure-dents » : il est allé ouvrir des perspectives industrielles, agricoles et scientifiques. Il est allé défendre l’intérêt du Sénégal dans un monde multipolaire, en cohérence avec une vision souverainiste réelle pas une posture.
Contrairement à vos allégations, il ne s’agit pas d’ignorer les compétences nationales mais de les renforcer par des coopérations équilibrées, non plus dictées ou imposées, mais choisies librement par un État debout.
Enfin, vous vous offusquez d’un voyage en Chine. Mais où était votre indignation lorsque des milliards ont été dilapidés dans des partenariats sans retombées locales, dans une diplomatie de standing sans stratégie, ou dans des promesses agricoles restées lettres mortes ?
Et votre bilan zéro, en tant qu’ancienne ministre-conseillère et mieux encore en tant qu’ancienne conseillère en communication de l’ANRAC (Agence Nationale pour la Relance des Activités de la Casamance), pour notre très chère Casamance dont vous êtes native vous impose le silence.
Le peuple sénégalais a choisi une nouvelle voie. Celle du redressement, du courage, et du travail. Vos caricatures ne nous arrêteront pas.
Respectueusement mais fermement !
Fatoumata Bintou Diédhiou,
Une citoyenne debout, aux côtés du Premier ministre du peuple.
Coordonnatrice du Mouvement Jiggen PASTEF de la Zone Sud / Orientale
Directrice Nationale de l’Equité Sociale au Ministère de la Famille et des Solidarités



























































