Une note de service publiée, le lundi 14 juillet 2025, par la direction du Grand Théâtre national a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux. Le document interdit désormais le port de greffages ainsi que toute pratique de dépigmentation au sein de l’administration de l’institution culturelle.
Cette mesure, jugée par certains comme une volonté d’instaurer une certaine rigueur dans la présentation du personnel, est loin de faire l’unanimité. Ce mercredi matin, Younouss Sané, responsable des centres d’interprétation et de la documentation à la Maison des Esclaves de Gorée, a réagi publiquement sur Facebook. Dans un post qui a rapidement attiré l’attention, il écrit : « En Égypte antique, les perruques étaient portées par tous les sexes, même si certaines perruques étaient uniquement réservées à l’élite. Le DG du Grand Théâtre et ses collaborateurs doivent interroger l’histoire avant d’appliquer certaines mesures dans l’établissement qu’il dirige. »
Cette prise de position met en lumière un débat plus large autour de la liberté individuelle, de l’identité culturelle et des normes esthétiques imposées dans les institutions publiques. Pour plusieurs internautes et observateurs, la note suscite des interrogations sur les critères de « présentation convenable » et les limites de la réglementation en matière d’apparence au travail.
Alassane DIALLO, correspondant à Sédhiou


























































