Au fin fond de la Casamance, Sédhiou rayonne comme un véritable centre culturel de la culture mandingue. Cette ville a vu naître et grandir des talents reconnus dans divers domaines. En musique, l’UCAS Jazz Band a marqué des générations avec des figures comme Seydou Ndao, Amadou Leye Sarr ou encore Dandan Diédhiou. Sur le plan sportif, le football a révélé des stars comme Papis Demba Cissé, qui a porté haut les couleurs du Sénégal.
Pourtant, malgré ce riche patrimoine, Sédhiou ne dispose pas d’infrastructures culturelles adaptées où ses jeunes talents pourraient s’exprimer face à leur public. La ville souffre cruellement d’un manque de lieux de spectacles et d’espaces de divertissement pour la jeunesse. Selon Massy Thiam Konté, animateur culturel à Sédhiou, la situation est alarmante : « Sédhiou est une ville qu’on ne présente plus au Sénégal. Sur le plan culturel et artistique, elle a toujours produit des personnalités qui ont représenté le pays au niveau national et international. Mais aujourd’hui, elle ne dispose pas d’infrastructures permettant à la jeunesse de se divertir. C’est un cri du cœur que la jeunesse adresse aux autorités compétentes. Sédhiou regorge de jeunes bourrés de talents qui n’arrivent pas à s’exprimer. »
Le seul lieu qui regroupait autrefois la jeunesse, le fort Pinet Laprade, est aujourd’hui en état de dégradation avancée. Quant au Centre culturel régional, il est loin de remplir son rôle. Installé dans une maison en location, et sans salle de spectacle digne de ce nom, il est jugé indigne d’un véritable centre culturel.
Les autorités avaient promis la construction d’un centre culturel régional moderne. Mais à ce jour, aucun projet concret n’a vu le jour. Une situation qui contraste avec d’autres grandes villes du Sénégal, dotées d’infrastructures permettant à la culture et à la jeunesse de s’épanouir à travers l’art.
Alassane DIALLO



























































