Entre l’esprit du projet, l’âme de M. Ousmane Sonko et le corps de M. Bassirou D. Faye nous retrouvons le Sénégal des grands hommes…
Je me permets de placer quelques phrases pour rappeler un chemin de feu et de sang qu’ont dû traverser les Sénégalais pour que le projet PASTEF soit enfin dans l’exercice et la pratique.
Désormais, le Sénégal des théoriciens appartient à une page dépassée de l’histoire où les patriotes devaient nous détailler le projet, les tenants et aboutissants et le monde merveilleux dans lequel nous allions vivre si Ousmane Sonko prenait le pouvoir. Ce n’est plus d’actualité ! Ousmane Sonko s’est réincarné sur Bassirou Diomaye D. Faye.
Nous sommes le 02 Avril 2024, la théorie n’est plus d’actualité. Une nouvelle page s’ouvre avec comme titre, deux grandes questions en haut de page : comment gouverner un si grand, vaste et complexe pays qui est le Sénégal ? Par où commencer ? Questions légitimes si nous prenons en compte l’allée parsemée d’injustices, de corruption et de mal gouvernance par laquelle le pays est passé jusqu’ici…
De ces questions se dégagent deux orientations à savoir : Si nous suivons notre émotion, nous verserons dans la vengeance, dans l’esprit de riposte, dans le pansement de blessures et le rappel des douleurs du passé. Par contre, si nous suivons notre esprit, nous nous investirons dans la mentalité du bâtisseur que disait Cheikh Anta Diop pour construire un magnifique pays qui a toutes les ressources nécessaires pour se développer.
Étant conscient des défis majeurs qui nous attendent. Étant conscient de l’immensité des sentiers matériels et immatériels qui nous attendent. Étant conscient des ressources sous terre sénégalaise qui nous favorisent sur nos pairs et nous met en danger contre les voyous en même temps, je suis de la seconde orientation. Celle de la prédominance du cerveau au détriment des émotions, celle de la refonte, du relooking, du travail acharné afin de retrouver un Sénégal à la hauteur de ses ressources.
J’opte pour un Sénégal du rassemblement où chaque esprit se veut utile pour son pays. Parce que S.E.M. Bassirou Diomaye D. FAYE est le président des 54,28%, des 45,72% et des non-votants, il est le président de tous les Sénégalais.
Il semblerait que le vent de l’espoir est en train de souffler sur le territoire au vu des groupes formés par les jeunes pour faire du « Set Setal». Comme qui traduit un accueil particulièrement pressé au nouveau président de la République.
Les jeunes retrouvent the « Hope », et sont pressés de voir ce pays changer positivement. Il semblerait aussi que les querelles politiques agonisent dans un pinacle au vu du déroulement de la prestation de serment en ce jour du 2 avril 2024. Je n’ai pas senti aujourd’hui les couleurs des partis politiques. J’ai uniquement senti un peuple avec un seul but et une même foi.
Excellence Monsieur le président de la République du Sénégal, M. Bassirou Diomaye D. Faye, en vous observant à la cérémonie de prestation de serment, j’ai toute suite senti votre humilité, votre éducation bien à l’africaine et j’ai senti également la lourdeur de la charge de président de la République du Sénégal, écharpe, collier du grand maître, pin’s et autres qui sont en train de peser sur vous.
Je vous cite : «Je mesure le poids de la responsabilité et la gravité de la charge…». La fatigue vous guette déjà. Restez avec ce sang-froid, cette humilité et cette éducation dont vous faites montre afin de ne pas être emporté par l’ivresse de la puissance. Restez avec cette posture de fédérateur dont vous avez évoqué dans votre discours : «Notre ressource la plus précieuse reste la stabilité du pays.» afin d’échapper à la démence de la division.
Je vous souhaite de garder à l’esprit les lourds sacrifices consentis par les Sénégalais pour que vous accédiez au pouvoir. Les Sénégalais ont versé larmes et sang pour vous, ils ont donné matériel et argent pour que vous battiez campagne, voix et assistance pour que vous soyez élu.
Excellence M. Bassirou Diomaye D. FAYE, cette confiance des Sénégalais en votre égard ne doit aucunement souffrir du sentiment de trahison. Vous n’avez pas le droit de trahir ce beau et jeune peuple.
Vu la cérémonie de passation de service, vous avez trouvé un pays qui tient toujours sur ses deux jambes, vous n’avez pas le droit de faire moins que vos prédécesseurs. Vous aurez des sollicitations de tout bord, cela dès le lendemain de votre investiture. Ne cédez jamais à la pression même si cette dernière provient de Ousmane !
Vous êtes allé au-delà des personnes en mettant en avant le « Projet ». Alors, suivez le projet ! Mettez toujours l’intérêt général au détriment des intérêts particuliers ! Mettez toujours le Sénégal avant les autres Nations ! Mettez toujours l’Afrique avant les autres continents !
Chers compatriotes du Sénégal, nous n’avons pas échoué avec les régimes précédents, nous avons justement décelé moult manières de ne pas gouverner ce pays. Alors, nous ne pouvons pas nous arrêter en si bon chemin, nous ne pouvons pas rester attentistes et tout mettre sur le dos du président. Nous nous sommes engagés dans une rupture, nous devons l’assumer pleinement en prêtant main-forte s’il le faut et surtout, nous devons nous armer de patience, de patience et encore de patience…
Bon quinquennat à tous les Sénégalais, que le travail commence…
Taaleer Awa NDIAYE

























































