Président du Mouvement «Vision Sédhiou», Jean Pierre Senghor avait servi une citation directe pour diffamation au professeur de philosophie Ibou Dramé Sylla. Le procès, qui était prévu le jeudi 2 mai, a été renvoyé à ce jeudi 30 mai devant la Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Sédhiou.
Le dossier du PRODAC (Programme des Domaines agricoles communautaires) est au cœur de leurs bisbilles.
«Je fais l’objet d’une plainte de la part de Jean Pierre Senghor pour ‘’diffamation’’. Il m’a servi une citation directe», faisait savoir Ibou Dramé Sylla concernant l’affaire des 29 milliards du PRODAC.
Cette plainte était tombée suite à des écrits de Ibou Dramé Sylla en ces termes: «Je pense très sincèrement que Jean Pierre Senghor aura l’élégance et la dignité de se départir de toute fonction politique et attendre que le dossier des 29 milliards du PRODAC soit tiré au clair».
Après avoir reçu la citation directe de l’ancien coordonnateur du PRODAC, M. Sylla disait ceci : «S’il juge mes mots trop durs, cela n’entre aucunement dans ma visée. En effet, mon commentaire s’adressait à lui, à Abdoulaye Diop (maire de Sédhiou), à Moulaye Touré et à Mme Annette Seck. Cela suite à sa prise de parole lors d’un point de presse, à la mairie de Sédhiou, avec d’autres leaders et militants de Benno Bokk Yakaar quelques jours après leur défaite lors de la présidentielle du 24 mars 2024».
Ibou Dramé Sylla reconnaissait qu’il est «sur le terrain politique au même titre que lui (NDLR : Jean Pierre Senghor) et que l’espace public qu’il a investi est un lieu de débat, de discussion».
Ce procès en diffamation était programmé ce jeudi 30 juin à 15 heures devant la Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Sédhiou.
Le matin, juste avant la pause du tribunal, Ibou Dramé Sylla n’était pas présent. Le juge avait convoqué l’affaire à la barre. L’avocat de Jean Pierre Senghor avait représenté son client. C’est après la pause que Ibou Dramé Sylla s’était présenté au juge. «Je me suis présenté après la pause du tribunal. On avait évoqué mon nom à la barre et je me suis présenté. Finalement, c’est le président du tribunal, un certain Mbodj si je ne m’abuse, qui a renvoyé l’affaire jusqu’au 6 juin prochain» indique le jeune professeur de philosophie qui va dialectiser son premier procès judiciaire dans la vie.
Jean Pierre Senghor n’était pas présent au tribunal. Il y avait quelques éléments de son entourage et surtout son avocat. De son côté, Ibou Dramé Sylla avait également quelques soutiens.
Rendez-vous est pris pour le jeudi 6 juin prochain. Peut-être que cette fois-ci, l’affaire sera vidée par le tribunal.
Alassane DIALLO (Correspondant à Sédhiou)



























































