Le concours général sénégalais des meilleurs élèves du pays a encore été révélateur avec un duo garçon et fille comme étant les meilleurs de l’année. Cette longue tradition éducative (depuis plus de 60 ans), continue de faire rêver les plus jeunes en quête de performance scolaire.
Oui, une tradition ! En effet, une histoire éducative incarnée par de prestigieux récipiendaires à l’image de Mary Tew Niane,… Ce premier, actuellement collaborateur direct du président Diomaye Faye a permis de comprendre le mérite et le sens même de ce concours. Aujourd’hui, à travers Tew, nos enfants rêvent bien et se demandent comment devenir meilleur pour afin de mieux servir leur pays.
La particularité de la cérémonie dudit concours est qu’en plus du duo gagnant, efficace et prometteur du pays c’est-à-dire «Diomaye Moye Sonko», l’histoire nous révèle que ce pays peut toujours en révéler d’autres tels que «Ahmadou Bachir Touré moye Zeinab Dienne Samb»; nos deux récents lauréats du très prestigieux concours général 2024.
En mettant en parallèle le destin de deux jeunes apprenants, je me permets, ici, d’attirer l’attention des acteurs de l’éducation notamment des décideurs sur la nécessité d’une réforme profonde de notre système éducatif. Car, bien qu’ancien et performant, notre système éducatif comporte des manquements importants, à mon avis, qu’il faudra corriger dès maintenant pour l’atteinte des objectifs du «PROJET»; nouveau référentiel de la gouvernance du Sénégal.
D’abord le premier rempart du pays, le Peuple a clairement indiqué la voie à suivre pour un Sénégal souverain et juste en déjouant toutes les tentatives possibles de confiscation du pouvoir avant, pendant et après l’élection présidentielle du 24 mars dernier avec les manœuvres que l’on connaît jusqu’à présent. C’est pour ainsi dire qu’une étape a été franchie mais il en reste d’autres.
L’éducation devra jouer un rôle primordial dans ce changement car comme dit le dicton :«Qui veut libérer un peuple l’instruit».
Les nouvelles autorités sont-elles prêtes à l’instruction du peuple ? Je pense que oui, car les changements jusque-là constatés le présagent même si nous constatons aussi de petites failles dans l’exécution de certaines décisions. Je peux particulièrement prendre exemple sur les nominations où parfois la vigilance manque avec des cas, si c’est avéré, qui font polémique présentement.
Le moyen constitutionnel étant dans vos mains chères autorités, alors foncez-y ! Le peuple qui vous a investi est à l’écoute ! Ensuite, l’éducation, à travers ce que j’appelle «l’autodétermination du système scolaire» devrait servir de socle pour mieux et bien instruire notre peuple. Car depuis des siècles notre système, en évoluant, a toujours privilégié l’adaptation du système au détriment du syncrétisme de conception systémique pour mieux intégrer nos valeurs, us et coutumes dans l’apprentissage du préscolaire à l’université. Or, un pays bien qu’ouvert au monde ne saurait se développer que lorsqu’il s’appuie sur ses propres valeurs, langues,… C’est d’ailleurs pour cette raison que je trouve indispensable d’apporter des corrections à notre système éducatif en y intégrant, au même titre que l’anglais, l’enseignement des langues locales à travers ce que j’appelle encore une fois le choix zonal des langues dominantes et les intégrer dans le système d’apprentissage. Par exemple, commencer l’enseignement avec comme option la langue Diola, Mandingue et Puular dans la région naturelle de la Casamance au niveau des lycées et en faire autant pour les autres langues et ceci dans d’autres zones.
Ceci aura une valeur certaine dans la maîtrise de nos langues mais contribuera progressivement à l’intégration des langues locales afin de combattre l’analphabétisme et préparer la société à faire face à l’envahissement de la culture universelle.
Enfin, le premier président du Sénégal, Son Excellence Léopold Sédar Senghor, avait parlé de: «Le rendez du donner et du recevoir». Ces mots ont tout leur sens en cette période d’envahissement des contenus de l’internet et avec son lot de dégâts sur l’éducation de nos enfants. Le Sénégalais doit apporter des contenus sur les réseaux sociaux tels que Instagram, Tik Tok, Facebook, Twitter . Cependant, cela passe par une prise de conscience du danger qui guette nos enfants mais aussi une planification stratégique du système scolaire en association avec les acteurs de la base. Le système ne doit, dorénavant, pas être conçu que par des techniciens, des administrateurs,… Mais avec l’association des hommes de référence, des gardiens de la tradition, de la société civile territoriale qui, par le rôle dont la communauté leur confère et dont ils sont dépositaires, pourront contribuer à la refonte du système éducatif du pays.
En définitive, Président Diomaye, vous avez encore incarné la rupture et la constance lors de la cérémonie du concours général. Je vous dirais Abaraka ! (Merci).
Pour Le PM Ousmane, vos propos concernant le port du voile, une des propositions fortes qui est partagée majoritairement par le peuple, lors de la même cérémonie, sont aussi entendus et vous avez notre soutien et celui du grand peuple sénégalais, Barang !
Ibrahima DJITTE, spécialiste en Gouvernance territoriale et Politiques publiques et ancien Maire de Dioudoubou
djite20@gmail.com

























































