Ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public, Olivier Boucal a ouvert la Journée nationale de l’Arbre au niveau de la région de Sédhiou. À l’occasion de cet événement tenu à Goudomp, ce dimanche 4 août, l’Inspecteur du Trésor estime qu’«il est nécessaire de mettre fin aux coupes abusives de bois et à toutes les pratiques néfastes pouvant entraîner une dégradation de l’environnement».
La commémoration de cette journée, instituée par décret 83-75 du juillet 1983, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de l’État en matière de protection de l’environnement et de promotion du développement durable. Ainsi, Olivier Boucal affirme que «c’est avec un plaisir et une grande fierté» qu’il a présidé, «ce matin, la Journée régionale de l’arbre, délocalisée cette année à Goudomp».
Pour le ministre Olivier Boucal, «aucun endroit ne saurait être mieux indiqué que la région naturelle de la Casamance pour célébrer l’ARBRE, qui constitue, à plusieurs égards, l’une des principales sources de vie et l’une des identités remarquables de la Casamance». Voilà pourquoi, soutient-il : «La pertinence de cette journée de l’arbre est corroborée par le thème retenu pour cette année, à savoir : ‘’Le rôle du reboisement dans la souveraineté alimentaire et le développement durable’’».
«Les arbres jouent un rôle de premier plan dans l’économie de la région de Sédhiou»
Les arbres jouent un rôle de premier plan dans l’économie de la région qui reste dominée par le secteur primaire. À titre illustratif, l’agriculture occupe les 4/5 des ménages et 61% des activités des entreprises installées dans la région, selon les chiffres du dernier Recensement général de la Population, de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Élevage, réalisé en 2021 par les services de l’Agence nationale des Statistiques et de la Démographie.

Par ailleurs, estime Olivier Boucal: «L’exploitation forestière et l’arboriculture occupent une place de choix dans les activités économiques de la zone à travers notamment la production d’anacarde qui place la région au deuxième rang national, avec une proportion de 33% des récoltes enregistrées en 2021. À cela s’ajoutent des potentialités énormes en matière d’écotourisme et de tourisme cynégétique qui s’offrent aux acteurs économiques de la région grâce notamment aux nombreuses formations forestières marquées par la présence de douze (12) forêts classées et trois (03) forêts communautaires déjà aménagées». Sous ce rapport, l’Inspecteur du Trésor déclare haut et fort: «Les arbres présentent, au-delà des vertus ci-dessus présentées, de nombreux bienfaits qui contribuent de façon déterminante à la protection de l’environnement, à la promotion des activités économiques et au maintien des différents écosystèmes de la zone. J’en veux pour preuves, les études menées par les spécialistes des questions environnementales, sanitaires et sécuritaires qui mettent en exergue l’apport des arbres et leurs bienfaits relativement à la réduction des polluants de l’air et des problèmes cardio respiratoires et à la lutte contre le réchauffement climatique de nos villes et villages sans compter leurs rôles embellissant dans l’aménagement de nos cités.»
À en croire le ministre de la Fonction publique et de la Réforme du Secteur public, les rôles des arbres témoignent de la pertinence du choix de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de jumeler la célébration de la journée nationale de l’arbre avec la troisième édition de la journée nationale d’investissement humain.
«Force est de constater que les ressources forestières et fauniques, qui constituent la principale richesse et polarisent l’essentiel des activités économiques de la région de Sédhiou, sont sérieusement affectées par les effets du changement climatique et d’autres risques de diverses natures. Ces menaces, qui relèvent pour l’essentiel de l’action de l’homme, sont notamment liées à l’émission de gaz à effet de serre ainsi qu’aux feux de brousse et aux coupes clandestines qui se font en dehors des cadres d’exploitation dédiés, en violation des règles d’exploitation formellement définies par les services techniques compétents. Elles pourraient affecter le développement et la viabilité des activités économiques; ce qui porterait un sérieux coup à la sécurité alimentaire et à l’essor économique de la région», disserte l’ancien professeur de philosophie.
Dans sa tirade, Boucal avance: «C’est dans l’optique d’assurer la souveraineté alimentaire que le service forestier de la région de Sédhiou a mis l’accent sur la production d’espèces fruitières et fruitières -forestières dans ses pépinières. Pour une prévision de 400.000 plants, le service forestier a pris 374.533 plants toutes espèces confondues soit 93,63% de réalisation, dont 38.894 plants de manguiers; 13.3849 plants d’anacardiers; 44.593 plants de citronniers; 1.335 de parkia (oul), etc.»
Afin d’assurer la maîtrise de ces risques, se convainc le jeune ministre de la République, «il est plus que nécessaire de mettre fin aux coupes abusives de bois et à toutes les pratiques néfastes pouvant entraîner une dégradation de l’environnement». Le seul ministre de la région de Sédhiou en appelle à la vigilance de tous les acteurs et au sens des responsabilités des uns et des autres afin que nous puissions, dans ce domaine de la protection de l’environnement et dans d’autres secteurs, «faire nôtre les principes du JUB, JUBAL, JUBANTI et les appliquer avec rigueur car constituant les fondements de la politique de gouvernance définie par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye».
Olivier Boucal croit dur comme fer qu’ensemble, nous devons mutualiser nos ressources pour construire les intelligences collectives et bâtir les synergies efficaces afin de relever, avec brio, les défis liés à la protection de l’environnement.
Alassane DIALLO, correspondant à Sédhiou
























































