Depuis des mois, notre cher pays est la proie d’atrocités de toutes sortes. Des accidents de la route sont notés çà et là, du nord au centre du pays, en passant par le sud.
À l’occasion des grands événements, surtout religieux, des pertes colossales en vies humaines sont enregistrées. Malgré les assises sur la sécurité routière, nos vieilles habitudes demeurent et l’État est dans l’incapacité de faire respecter la loi et de sanctionner les récalcitrants à la hauteur de leurs fautes.
Ne pas circuler au-delà de minuit, éliminer les porte-bagages et sièges communément appelés « versailles » : ces mesures hardies ne sont toujours pas appliquées à la lettre. « Qui bene amat, bene castigat » : qui aime bien, châtie bien, avons coutume de dire. Pour ne pas vivre dans l’anarchie, il faut que des sanctions soient infligées aux fauteurs de troubles.
En dehors des accidents de la circulation, on assiste à des meurtres au quotidien. Celui qui défraye la chronique ces temps-ci, c’est celui du célèbre danseur Aziz Dabala et de son ami Waly. Un lot de crimes domestiques qui va crescendo en laissant les populations dans la psychose totale. Avant ce délit, une tuerie en série fut notée à Kafountine faisant l’objet d’une dizaine de décès de jeunes filles.
Il s’en est suivi, le double meurtre de Thiès. Le gouvernement, à travers le ministère de l’Intérieur, doit déjà se rendre au lieu du crime et prendre des mesures d’urgence pour tranquilliser les populations. Et pourtant la constitution, en son article 7, dispose : « La personne humaine est sacrée. Elle est inviolable. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger.
Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité, au libre-développement de sa personnalité, à l’intégrité corporelle notamment à la protection contre toutes mutilations physiques. »
C’est à cause de cette insécurité galopante que beaucoup de nos compatriotes pensent qu’on doit ramener la peine de mort au Sénégal. Peut-être que ce serait un moyen de dissuasion ; surtout que la religion nous l’exige.
Mamadou Lamine Biaye, Professeur de Lettres, Romancier- Essayiste et Acteur politique

























































