À Madina Wandifa, une nouvelle étape a été franchie dans le litige foncier qui oppose le Collectif pour la défense des intérêts de la commune et le maire, Malang Seny Faty. Dans un communiqué publié aujourd’hui, le collectif dénonce ce qu’il qualifie de « propos mensongers » tenus par l’édile, suite à une décision récente du Tribunal de Grande instance (TGI) de Sédhiou.
Le collectif réfute les déclarations relayées dans la presse, selon lesquelles « les actions du collectif auraient été désapprouvées par le Tribunal ». Selon les représentants du collectif, le jugement rendu le 28 novembre 2024 ne porte pas sur le fond du dossier, mais uniquement sur la forme. Le TGI a déclaré irrecevable la citation du collectif au motif qu’il n’a pas qualité à agir au nom de la population de Madina Wandifa. Cependant, le collectif insiste sur le fait que cette décision ne blanchit en aucun cas le maire.
Le collectif s’insurge également contre ce qu’il perçoit comme une décision de justice « partisane ». Il rappelle qu’en août 2022, une plainte similaire avait été jugée recevable par le même tribunal, alors saisi en référé. Ce revirement de jurisprudence est interprété par les plaignants comme une preuve supplémentaire d’un traitement inéquitable de leur dossier.
Face à cette situation, le collectif annonce son intention d’interjeter appel dans les jours à venir et de tenir une conférence de presse pour informer l’opinion publique. Il souligne également avoir saisi plusieurs organes compétents pour enquêter sur les faits reprochés au maire.
Le litige, qui dure plusieurs années, met en lumière des tensions croissantes autour de la gestion foncière à Madina Wandifa. En attendant la suite judiciaire, le Collectif pour la défense des intérêts de la commune appelle les citoyens à rester vigilants et mobilisés.
Alassane DIALLO (Correspondant à Sédhiou)
























































