L’affaire du lotissement de 2016 à Wandifa, qui a suscité de vifs débats et oppositions au sein de la commune, a connu un tournant décisif. Après près de dix ans de controverses et de procédures judiciaires, le tribunal correctionnel de Sédhiou a rendu son verdict, le jeudi 28 novembre, rejetant les arguments du Collectif pour la défense des intérêts de la commune.
Le verdict est finalement tombé, la mairie de Wandifa a gagné le procès ! Le collectif, qui s’était farouchement opposé au lotissement destiné à usage d’habitation, avait mené diverses actions pour dénoncer ce qu’il considérait comme une opération illégale. Correspondances, déclarations dans les médias, actions sur le terrain et plaintes déposées au tribunal : les membres du collectif avaient multiplié les initiatives pour contester le projet.
Cependant, le tribunal a invalidé leurs démarches. Lors d’un point de presse organisé dans l’après-midi, le maire de la commune, Malang Seyni Faty, a partagé les cinq points clés du jugement qui soutiennent sa gestion du dossier.
« Le tribunal a conclu que le collectif s’est attribué des pouvoirs qu’il ne possède pas », a affirmé le maire, citant le verdict. « Ce collectif n’a aucune habilitation légale ou juridique pour me poursuivre en justice. Il ne détient aucun titre justifiant la saisine du tribunal sur une supposée opération de lotissement sans autorisation. De plus, il ne peut ni représenter les populations ni parler en leur nom. Les arguments avancés dans leur citation directe ont été jugés irrecevables. »
Réagissant à cette décision, Malang Seyni Faty a dénoncé ce qu’il qualifie d’actions « illégales et antidémocratiques » orchestrées par des adversaires politiques déguisés. « Cette décision du tribunal anéantit les agissements de ce groupuscule de politiciens cachés qui, depuis des années, cherchent à paralyser mon action en tant que maire démocratiquement élu », a-t-il déclaré.
Ce verdict met un terme à une saga judiciaire longue et complexe. Mais, il pourrait également relancer les débats sur la gestion des terres publiques et les tensions politiques au sein de la commune de Wandifa. Si le maire sort renforcé de cette épreuve, il reste à voir si cette décision apaisera les critiques ou suscitera de nouvelles contestations dans une région où les questions foncières sont particulièrement sensibles.

Alassane DIALLO (Correspondant à Sédhiou)
























































