La publication récente de la liste des projets retenus par le Fond de développement des cultures urbaines et des industries créatives suscite une série de réflexions profondes. Seulement quatre projets validés pour une région aussi foisonnante d’activités culturelles interpelle.
Comment un territoire aussi riche en talents, rythmes, et histoires peut-il être si peu représenté au sein d’un dispositif censé renforcer l’industrie créative nationale?
Sédhiou n’est pas une périphérie culturelle, c’est un noyau historique, une pépinière de traditions et de modernité. Des festivals locaux, des jeunes porteurs de visions artistiques, des dynamiques créatives en constante effervescence , rien ne manque, sauf peut-être… un véritable accompagnement.
Qu’est-ce qui n’a pas marché ?
Plusieurs pistes méritent d’être interrogées :
– Manque de formation à la structuration de projets : Beaucoup de jeunes créateurs ont des idées brillantes mais peinent à les formaliser dans des dossiers recevables.
– Absence de sensibilisation aux mécanismes de financement : Les appels à projets sont souvent méconnus ou mal compris.
– Faible implication des acteurs administratifs locaux : Les institutions doivent jouer un rôle actif de relais, de formateurs et de facilitateurs.
Un appel solennel pour soutenir vos frères et sœurs.
– Urgence de former, structurer, professionnaliser
Il ne suffit plus de constater. Il faut agir. Les autorités locales – élus, chefs de service, délégués régionaux ont un devoir moral et stratégique d’investir dans la formation :
– Sessions régulières d’écriture de projets
– Formations sur le statut d’artiste, les droits d’auteur, le mécénat
– Ateliers d’insertion professionnelle autour des métiers créatifs
Le Centre Culturel Régional de Sédhiou : catalyseur ou spectateur ?
Il est temps que le centre culturel devienne un levier et non un décor.
Son agenda doit désormais intégrer ou être respecté au bénéfice des acteurs culturels:
– Une feuille de route claire pour la formation dans les trois départements
– Des tournées pédagogiques dans les zones rurales surtout de Goudomp et Bounkiling
– Un rejet total du confort bureaucratique : un centre qui agit, pas qui observe
Il faut qu’on passe du potentiel à la puissance car cette région (Sédhiou) mérite mieux, car elle peut faire et avoir mieux. Il est temps de transformer la passion en profession, les idées en industries, et les rêves en réalités économiques. La jeunesse locale n’a pas besoin de pitié ou d’aumônes : elle a besoin de structures, de confiance,de sincérité et d’opportunités équitables.
“Un jeune formé, c’est une culture sauvée. Une région outillée, c’est une nation qui rayonne.”
@à la une
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Abib-siaka-coly, entrepreneur culturel, conseiller municipal -Tanaff président commission apprentissage et insertion professionnelle et agent au service de l’animation socio-culturelle et artistique du CROUS-ziguinchor



























































