Sédhiou, 25 août 2025 – L’acteur politique et porte-parole de la population de Sansamba, Makily Diémé, a tenu un point de presse ce lundi, quelques heures après sa convocation à la gendarmerie de Sédhiou. Cette convocation fait suite à une plainte déposée contre lui par le maire de Sansamba. Les chefs d’inculpation retenus sont « diffamation », « diffusion de fausses nouvelles » et « menaces à sa propre personne ».
Makily Diémé rejette fermement ces accusations, qu’il qualifie de « propos mensongers » et de « dossier vide ».
Revenant sur l’origine de cette affaire, Makily Diémé rappelle qu’un vieux contentieux foncier oppose la municipalité et la population. « Le gouverneur avait instruit le préfet de convoquer une réunion, en présence du maire et de sa délégation, ainsi que des habitants de Sansamba. Il avait été clairement notifié au maire de procéder à une désaffectation de 1 100 hectares qui posent problème et empêchent aujourd’hui la population de dormir », explique-t-il.
Selon lui, ce dossier, qui traîne depuis 2024, est au cœur de la souffrance des habitants. « J’ai d’abord tenté une démarche de conciliation en demandant une audience avec le maire pour échanger à l’amiable. Il a refusé. La seule chose qui me restait, c’était de tenir un point de presse afin d’alerter sur la situation que vit la population de Sansamba », ajoute-t-il.
C’est à la suite de ce point de presse tenu le 05 juillet 2025 qu’une plainte a été déposée contre lui. Mais Makily Diémé estime que cette procédure vise à le faire taire. « C’est une tentative d’intimidation. Le véritable problème reste le foncier et les souffrances de la population de Sansamba », conclut-il.
Alassane DIALLO, correspondant à Sédhiou



























































