Héritier de feu Dame Soughère et pensionnaire de l’école de lutte Boy Niang, le jeune lutteur brise le silence. Entre héritage paternel et ambitions personnelles, il se dit prêt à affronter quiconque se dressera sur son chemin.
Bébé Dame Soughère sait que le chemin sera long. Mais avec son nom pour étendard, un entraînement rigoureux et une volonté de fer, il compte bien écrire sa propre page dans l’histoire de la lutte sénégalaise.
Peut-on connaître votre parcours dans l’arène ?
Je vous remercie de m’offrir cette opportunité de m’exprimer et de me mettre en lumière. Je suis le fils d’un ancien lutteur et je porte en moi l’envie de perpétuer son héritage. Le défi est lourd, mais j’assume cette responsabilité. Jusqu’ici, j’ai disputé huit combats : sept victoires et une seule défaite.

Pourquoi avoir choisi le pseudonyme “Bébé Dame Soughère” ?
Mon père a marqué son époque par ses prouesses. Aujourd’hui, il n’est plus parmi nous, et c’est à moi de faire en sorte que son nom continue de résonner dans l’arène. Porter ce pseudonyme, c’est honorer sa mémoire et son parcours. C’est aussi une manière de me rappeler, chaque jour, l’exigence qui m’incombe.
Pensez-vous pouvoir relever le défi ?
Rien n’est facile pour moi aujourd’hui, surtout par manque de soutien. Mais je ne me décourage pas. Je poursuis mes entraînements en attendant un combat. Je bénéficie d’un encadrement de qualité à l’école de lutte Boy Niang, où l’on m’enseigne autant les techniques de la lutte sénégalaise que l’art de la frappe.
Qui voyez-vous comme adversaires potentiels ?
Je suis encore jeune et je manque de visibilité, ce qui rend les combats difficiles à décrocher. Certains potentiels adversaires ne me connaissent même pas. Je ne veux donc pas citer de noms. Je n’ai pas de cible précise. Je suis prêt à affronter tout le monde. C’est aux promoteurs de décider.
Avec Sunu Lamb






















































