La sortie du leader de PASTEF-Les patriotes Ousmane Sonko, dimanche 10 juin, à l’occasion de sa rencontre avec la Jeunesse patriotique du Sénégal (JPS) à l’Esplanade du Grand Théâtre national, fait toujours débat. Colonel de la gendarmerie à la retraite, Sankun Faty a publié dans ce sens un post sur sa page Facebook.
Devant plusieurs milliers de sympathisants du parti les Patriotes africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF), Ousmane Sonko a lancé de grosses piques drapé dans l’habit d’un vrai homme politique. Une sortie qui a fait sauter le colonel Sankun Faty de son siège.
«Messieurs les magistrats, la préservation de l’État de droit est aujourd’hui entre vos mains ! Après les décrets pris en violation flagrante de la Constitution et de la loi organique portant votre statut avec pour objet d’abroger les décrets de nomination à des fonctions dans la magistrature, pris à la suite de la réunion du CSM du 29 mars 2024, la 2ème personnalité du pouvoir exécutif (NDLR: Ousmane Sonko), même s’il parlait en chef de parti politique, a tenu des propos inquiétants pour l’avenir de notre État de droit dans son principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs», explique ce haut cadre de la Gendarmerie nationale qui observe constamment l’actualité du pays et ne manque jamais l’occasion de donner un avis juridique.
«De ces faits, poursuit le colonel à la retraite, nous estimons être en devoir de joindre notre voix à celle des personnalités de la société civile qui s’y sont déjà prononcées, pour alerter et appeler à la prise de conscience par les autorités et par tous les Sénégalais, de la nécessité de préserver nos acquis démocratiques et l’État de droit, en vouant le plus grand respect et considération à la justice en général et aux magistrats en particulier, qui sont les derniers remparts protecteurs de nos droits et libertés.»
L’on constate que Ousmane Sonko n’a rien perdu de la hargne de l’opposant qu’il fut. Il s’est attaqué aux médias accusés de «ne pas payer leur dette fiscale», certains magistrats supposément «corrompus» et les «auteurs de malversations financières» qui «ne seront pas pardonnés».
Abdoulaye DEMBÉLÉ



























































