Nouvellement nommé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, comme président du Conseil de l’Autorité nationale de biosécurité, Ansou Sambou a pris fonctions, ce mardi 22 avril 2025. Voici l’intégralité de son discours :
« Monsieur le directeur exécutif de l’Autorité nationale de biosécurité, Monsieur le président du Conseil d’orientation sortant, Mesdames et Messieurs, distingués invités, chers collègues et amis,
D’abord, permettez-moi de remercier le Bon DIEU ALLAH SWT de nous avoir donné la santé et l’opportunité d’être parmi vous aujourd’hui. Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude au Président de la République, son Excellence monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, au Premier ministre Ousmane Sonko et au Ministre de l’environnement et de la transition écologique, monsieur Daouda Ngom qui ont placé leur choix sur ma personne en me confiant la présidence du Conseil de L’Autorité nationale de biosécurité. Cette responsabilité est à la fois un défi et une opportunité que j’aborde avec détermination et enthousiasme.
Déterminé à relever les immenses défis qui nous attendent et enthousiasmé de pouvoir mettre mon expérience et mon expertise au service du peuple sénégalais, principal bénéficiaire. C’est avec une grande humilité et un immense honneur que j’assumerai ces fonctions au sein de l’Autorité nationale de Biosécurité. Une structure qui joue et jouera encore un rôle crucial dans notre système de santé publique et notre environnement de manière générale, mais surtout dans l’utilisation sécurisée des biotechnologies modernes.
Étant donné que nous vivons dans un monde en constante évolution, notre capacité à s’adapter, à anticiper afin de répondre aux besoins de plus en plus croissants en matière de sécurité alimentaire, de santé publique animale comme humaine, sera d’une grande utilité. Par ailleurs, il est essentiel que nous travaillions en équipe et de façon collégiale pour améliorer nos processus et renforcer nos capacités. D’où l’importance de privilégier la formation continue, de cultiver l’écoute active. C’est pourquoi, nous mèneront une franche collaboration avec les autres acteurs des secteurs de la santé, de l’industrie agroalimentaires, de l’éducation et du commerce.
Depuis la ratification en 2000 du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques relatif à la convention sur la diversité biologique, puis son intégration en loi nationale en 2003, l’État du Sénégal s’est engagé dans un processus de concrétisation d’une ambitieuse volonté d’alignement aux normes environnementales mondiales. La loi 2009-27 de juillet 2009 portant sur la Biosécurité au Sénégal en était l’aboutissement. Cependant suite aux insuffisances constatées sur la définition « du régime de la responsabilité et de la réparation des dommages résultant de l’utilisation des OGM », l’État du Sénégal a adopté en 2022, une nouvelle loi sur la Biosécurité au Sénégal.
La présente loi a pour objet de : « fixer les règles de sécurité pour le développement et l’utilisation des biotechnologies modernes et des produits qui en sont issus.»
Les objectifs spécifiques sont : préciser les principes directeurs qui fondent la prévention des risques biotechnologiques ; assurer un degré adéquat de protection pour le développement responsable, la production et l’utilisation, dans des conditions de sécurité optimales, des organismes génétiquement modifiés issus des biotechnologies modernes ; définir les procédures d’évaluation et de gestion des risques liés à l’utilisation des biotechnologies modernes et des produits qui en sont issus ; assurer l’information, la sensibilisation et la participation du public au processus décisionnel ; instituer les organes et mécanismes pour une approche concertée de la gestion et de la prévention des risques biotechnologiques ;énoncer les principes et règles de responsabilité et de réparation des dommages résultant de l’utilisation des organismes génétiquement modifiés et/ou produits dérivés. En définitive, cette nouvelle loi sur Biosécurité permet à notre pays «de se conformer à ses engagements internationaux et de tirer le maximum de profits des avantages qu’offre la biotechnologie moderne.» Pour rappel, ces biotechnologies modernes sont : «_des applications de techniques in vitro aux acides nucléiques, y compris la recombinaison de l’acide désoxyribonucléique (ADN) et l’introduction directe d’acide nucléique dans des cellules ou organites, et l’acide ribonucléique (ARN) poureffectuer un changement des caractéristiques d’un organisme;
-La fusion cellulaire d’organismes n’appartenant pas à une même famille taxonomique, qui surmontent les barrières naturelles de la physiologie de la reproduction ou de la recombinaison et qui ne sont pas des techniques utilisées pour la reproduction et la sélection de type classique ; »
Donc l’enjeu est de taille et les défis sont immenses dans un contexte d’épidémies, de maladies chroniques, d’apparition de pathologies inconnues, de cancers encore inexpliqués. Protéger les populations à tout prix ! La Biosécurité, comme le définit le cadre réglementaire, c’est «l’ensemble des politiques, mesures juridiques, administratives techniques et socio-économiques mises en œuvre pour prévenir, réduire ou éliminer les risques potentiels liés à l’utilisation des biotechnologies modernes et des produits qui en sont issus, sur la diversité biologique, la santé humaine et animale, sur l’environnement et sur les activités sociales et les pratiques économiques.»
À la lecture de cette définition, on s’aperçoit donc que la Biosécurité embrasse tous les segments car elle est transversale. C’est la raison pour laquelle, avec la Direction exécutive et le Comité scientifique, nous mettrons très rapidement en place une communication efficace pour sensibiliser, informer les populations sénégalaises sur les biotechnologies modernesafin de faire de la Biosécurité, une affaire de tous et de chacun.
Cette rencontre est un prétexte pertinent pour le choix stratégique des relais. Les invités et tout le public présent sont désormais des Relais d’information, de sensibilisation et d’éducation auprès des populations pour la réussite de l’Agenda detran sformation systémique du Sénégal.
Cet agenda de transformation « Sénégal 2050 » porte un axe important qui nous interpelle tous: le développement durable. La Biosécurité va y jouer un rôle décisif. En parcourant la documentation produite par nos prédécesseurs, les archives des activités réalisées depuis des années, on se rend compte du somptueux travail abattu. C’est le lieu de remercier Monsieur Yoro DE, le président sortant et toute l’équipe de l’autorité nationale de Biosécurité en leur souhaitant un franc succès dans leurs prochaines responsabilités. Des remerciements appuyés à Monsieur El Hadji Sall, l’inspecteur aux affaires administratives et financières pour sa diligence dans l’organisation de cette passation de service. Enfin, je remercie les amis, les collègues d’école, les frères et sœurs de parti, ceux de Pikine, de Dalifort, de Sédhiou très bien représentés, les journalistes et les parents, p articulièrement mon épouse venus assister à cette installation. En espérant que vous retournez chez vous en paix, je remercie de votre aimable attention ».
Adama FALL

























































