Fossar Dabo, Coordonnateur de «Vision Citoyenne», a adressé, ce vendredi 18 avril, aux honorables Ndèye Fatou Mané et Mohamed Salim Ayib Daffé, élus du département de Sédhiou, ce qu’il appelle «un plaidoyer pour la délocalisation urgente de la prison de Sédhiou». Voici l’intégralité de sa correspondance :
«Mesdames, Messieurs les Députés, Honorables élus du département de Sédhiou,
Par la présente, nous souhaitons porter à votre connaissance une situation préoccupante qui interpelle fortement les habitants de notre commune et mérite une attention urgente.
La Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Sédhiou, actuellement implantée en plein cœur de la ville, représente un danger réel pour la santé publique et l’environnement. Ce centre carcéral, voisin du district sanitaire de Sédhiou (ancien EPS1), ne dispose d’aucun système adéquat d’assainissement. Faute de fosse septique, les eaux usées sont acheminées à travers une canalisation non couverte qui traverse la devanture de la prison, longe le district, pour finir sa course dans le fleuve Casamance, à proximité du bac de Sédhiou.
Cette situation soulève plusieurs inquiétudes majeures :
Un risque sanitaire élevé : la stagnation et le ruissellement de ces eaux polluées exposent les populations avoisinantes à de nombreuses maladies, particulièrement dans une zone déjà sensible sur le plan sanitaire.
Une dégradation de l’environnement : le déversement constant dans le fleuve pollue durablement cet écosystème vital, affectant la faune aquatique et les usages quotidiens de l’eau par les riverains.
Une incohérence urbanistique : la présence d’un établissement pénitentiaire au cœur d’un espace urbain dense n’est plus adaptée aux besoins actuels de sécurité, de santé publique et de développement harmonieux.
Face à cette situation alarmante, nous sollicitons votre intervention pour que soit engagée, dans les meilleurs délais, la délocalisation de la prison de Sédhiou vers un site plus approprié, en dehors des zones d’habitation et à l’abri des structures sanitaires et environnementales sensibles.
Nous restons bien entendu disponibles pour tout échange complémentaire, et espérons vivement que cette doléance, portée par de nombreux citoyens, sera relayée et défendue au niveau national.
Dans l’attente de votre écoute attentive et d’une action décisive, recevez, Mesdames, Messieurs les Députés, nos salutations respectueuses».
Abdou Nianthio MANÉ




























































Merci