Difficile de traduire avec justesse l’état d’esprit de la foule massée, ce matin, devant la morgue de l’hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye. Prévue à 9 heures, la cérémonie de levée du corps s’est prolongée pendant près d’une heure, tant l’émotion était vive, tant la douleur était partagée.
Parents, collègues, amis, proches et connaissances, tous avaient tenu à rendre un ultime hommage à Moussa Dramé, la voix du Pakao. Ils étaient venus nombreux : autorités territoriales et administratives, responsables éducatifs, confrères de la presse, ainsi que bien d’autres figures représentatives, tous désireux de témoigner de l’estime profonde qu’ils portaient à cet homme qui a tant donné à sa communauté.
La nouvelle de son départ a frappé de stupeur toute une région, tout un pays même, qui peine encore à y croire. Moussa s’en va, laissant derrière lui un vide immense, laissant orpheline une communauté qui l’aimait et le respectait.
Journaliste professionnel, rigoureux et profondément engagé pour les causes sociales, Moussa aura marqué son époque. Respecté pour la richesse de ses contenus, admiré pour la diversité de ses genres – du reportage simple aux grandes chroniques, jusqu’à l’éditorial-, il n’a cessé d’innover, toujours au service du bien commun. Grand, comme beaucoup l’appelaient affectueusement, portait en lui cette noblesse rare faite de rigueur, de talent et d’humanisme.
El Hadji s’en est allé, emportant sa sagesse, sa plume, sa voix unique, mais laissant à jamais l’empreinte d’un homme de paix, de vérité et de conviction. Tous ceux présents à la levée du corps en ont témoigné : Moussa a incarné, au plus haut niveau, le patriotisme du terroir et la dignité du service public.
Qu’Allah, le Tout-Puissant, l’accueille dans Son Paradis, et que ses bonnes œuvres l’accompagnent pour témoigner en sa faveur devant le Seigneur.
Lamine BAYO
























































