L’idéal démocratique s’enracine dans la Grèce de l’époque classique. Il faut signaler que Dracon, né vers 650 avant l’ère commune et dont le nom a donné l’adjectif « draconien », a imposé le droit positif.
Dans le processus d’édification d’une démocratie, il faut d’abord investir sur la personne (produit de la société) pour la faire entrer dans l’État qui est en construction permanente.
Le cas de mon cher et beau pays qu’est le Sénégal me donne à penser que le pouvoir politique doit avoir le souci de la contingence, de l’éphémère et de l’extrême précarité. En fait, Macky Sall a géré ce pays comme un bien hérité. Sa main armée a dévasté les cœurs en tuant et brutalisant de paisibles citoyens. Je ne parle même pas des derniers publics outrancièrement utilisés à des fins crypto-personnelles. Avec sa bande, comme des affamés et revanchards d’une vie qui leur a tardivement souri, ils ont fait du n’importe quoi.
Je demeure convaincu que tout a un début. Nous avons honoré et respectons encore et sûrement pour toujours ses trois prédécesseurs. Lui, il a mal agi. Si les sanctions négatives doivent commencer avec/par lui : let’s go !
Je le dis avec toute la sincérité du cœur et en pensant à ce que disait Thierno Souleymane Baal d’un « Almaami » qui se serait mal comporté. Ce sage du Fouta parlait de destitution pure et simple avec, bien évidemment, la confiscation des biens dudit dirigeant. Il proclama : « – détrônez tout Imam dont vous voyez la fortune s’accroître et confisquez l’ensemble de ses biens ;
– combattez-le et expulsez-le s’il s’entête ;
– veillez bien à ce que l’imâmat ne soit pas transformé en une royauté héréditaire où seuls les fils succèdent à leurs pères ».
Macky Sall a gouverné le pays dans l’arbitraire. Les signaux d’une tendance dictatoriale étaient perceptibles au moment où il commença par se séparer des têtes bien faites, pétries de valeurs et de principes.
Aujourd’hui, au moment de la réédition des comptes aussi bien sur le plan des finances que sur celui des vies humaines, l’exigence citoyenne de la majorité des Sénégalais reste alerte et tient à ce qu’une sanction sévère soit appliquée.
Dr Ibou Dramé SYLLA
























































