Lors de sa Déclaration de politique générale (DPG) devant l’Assemblée nationale, ce vendredi 27 décembre, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a officiellement annoncé la fermeture de toutes les bases militaires étrangères présentes sur le territoire sénégalais.
Cette décision marque un tournant très important dans la politique de défense du Sénégal et qui suscite déjà de vives réactions. Elle fait suite à la demande exprimée quelques semaines plus tôt par le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, demandant aux troupes françaises de quitter le pays. Bien que Sonko n’ait pas mentionné explicitement la France dans sa déclaration, plusieurs médias locaux ont souligné que cette mesure inclurait notamment la fermeture des bases militaires françaises, qui sont présentes au Sénégal depuis plusieurs décennies.
La décision de Sonko s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre le Sénégal et certaines puissances étrangères, notamment la France, qui entretiennent des relations militaires et diplomatiques complexes avec le pays. Cette initiative pourrait avoir des implications importantes sur la coopération militaire entre le Sénégal et ses partenaires, tout en renforçant l’autonomie du pays dans sa politique de sécurité.
Les autorités sénégalaises n’ont pas encore précisé les modalités pratiques de la fermeture de ces bases, ni les délais impartis aux forces étrangères pour se retirer. Cependant, cette annonce est perçue comme un signal fort de la volonté du gouvernement de réaffirmer la souveraineté nationale en matière de défense et de sécurité.
Cette décision pourrait également occasionner des répercussions sur les relations diplomatiques du Sénégal avec ses partenaires internationaux, en particulier la France, qui dispose d’une présence militaire significative en Afrique. Le gouvernement sénégalais n’a pas encore réagi officiellement aux éventuelles réactions des pays concernés.
En attendant, l’attention se porte désormais sur l’impact de cette décision sur la situation sécuritaire au Sénégal et dans la sous-région, et sur la manière dont le gouvernement compte gérer les défis qui pourraient en découler.
Alassane DIALLO (Correspondant à Sédhiou)
























































