Suite à l’annonce du préfet concernant la régularisation de la sortie du Kankourang à Sédhiou, Pape Makama Diakhaté, journaliste politique, poète, romancier et fervent défenseur de la culture, a réagi avec des mots empreints de réflexion et de sagesse.
Dans ses propos, il déclare : «En sa qualité de chef de l’exécutif départemental, le préfet a adopté une posture régalienne et sa démarche est à la fois conciliante et préventive». Pour l’acteur culturel, il est crucial de réfléchir à la sortie du Kankourang, en cherchant à concilier les règles de la communauté mandingue avec les lois du pays.
Diakhaté souligne que l’appel du préfet est opportun, car il vise à regrouper tous les acteurs culturels pour débattre de la question du Kankourang. «Le problème fondamental, c’est qu’il y a une sorte de renversement sociétal. Le Kankourang donnait l’ordre, aujourd’hui, on veut donner l’ordre au Kankourang. Si on n’y prend garde, cela peut entraîner un chaos mental et les conséquences peuvent être énormes», avertit-il.
Pour lui, réunir les acteurs autour d’un débat serait bénéfique. Car, avance-t-il, cela permettrait de trouver des solutions permettant au Kankourang de sortir librement, tout en permettant aux gens de vaquer à leurs occupations sans entrave. Il rappelle que, parfois, les victimes du Kankourang ne sont pas la population, mais plutôt le bois sacré.
Pour Makama, la régularisation de ce grand mythe est possible, mais son interdiction est quasi impossible. Cette position met en lumière la complexité de la situation et l’importance de trouver un équilibre entre tradition et modernité.
Alassane DIALLO, correspondant à Sédhiou
























































