La défaite de la Coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) à Marsassoum, lors de l’élection présidentielle du dimanche 24 mars 2024, est un événement marquant qui mérite une analyse approfondie, surtout en tenant compte de la présence de fortes personnalités politiques dans cette commune.
Ce revers électoral peut être interprété à travers plusieurs prismes.
Tout d’abord, il est crucial de comprendre que le peuple de Marsassoum, à l’image de nombreuses populations à travers le Sénégal, aspirait à une alternance, à un renouvellement de la classe politique nationale voire locale. Cette soif d’alternance transcendait les considérations relatives au bilan si élogieux du Président Macky Sall à Marsassoum.
Une commune, même avec d’importantes figures politiques, peut ressentir cet élan vers le renouveau. Marsassoum n’a donc pas été épargnée par ce vent de changement, ce qui a joué un rôle déterminant dans les résultats de l’élection présidentielle du 24 mars. Malgré les réalisations de haute facture : désenclavement, éclairage public, pavages, nominations de DG et de Ministre, nous avons perdu l’élection face à la déferlante vague d’une jeunesse déterminée à marquer la rupture.
L’impact des conflits internes dans le BBY
Ensuite, il ne faut pas sous-estimer l’impact des guéguerres partisanes. Ces conflits internes, souvent alimentés par des rivalités politiques, des divergences d’opinions ou des luttes de pouvoir, ont eu à affaiblir l’unité et la cohésion de la coalition BBY et précipiter sa chute. Pour les électeurs, ces discordes internes peuvent s’avérer décourageantes, car elles peuvent donner l’impression d’un manque de vision commune et d’une incapacité à travailler ensemble pour le bien commun. Surtout dans un contexte où l’électorat est particulièrement en quête de vision et de projet sociétal clair, ces divisions internes peuvent coûter cher, comme ce fut le cas pour BBY à Marsassoum et un peu partout dans le pays.
À cela s’ajoutent la déconnexion de certains leaders politiques des réalités du terrain, leur absence lors des moments clés, l’indécision d’un certain maire qui semblait osciller entre différentes coalitions pour espérer des avantages personnels, ainsi que la faiblesse intrinsèque de certains partis membres de la coalition incapable de mobiliser une base, constituent des obstacles significatifs à la victoire de la coalition.
Comment rebondir ?
Pour rebondir après un tel revers, il serait judicieux pour les partis et mouvements membres de la coalition BBY de réfléchir à des stratégies visant à renouer avec les aspirations de la population, tout en travaillant à résoudre les conflits internes qui peuvent les affaiblir. Cette élection sert de rappel que le succès politique ne repose pas seulement sur la notoriété des figures de proue, mais également sur la capacité à écouter, à s’adapter et à proposer un projet fédérateur qui répond aux attentes des concitoyens. Il faut désormais s’opposer dans la dignité et la totale résilience !
Doudou Ndaw, jeune leader BBY et membre du CEJEM

























































La seule explication qu’il fait retentir est que on en a marre de ces politiciens véreux qui volent la population. Le réveil de la jeunesse est aujourd’hui un virus de bien fait.
Attendez pour voir la suite des évènements.
Merci cher Victor Hugo Gassama pour ton commentaire. Oui, on peut être d’accord avec vous… Je pense bien qu’il y a une nouvelle réalité politique au Sénégal…Doudou Ndaw l’a manifestement noté dans son texte…