Le Dialogue national sur la réforme et la modernisation de la Justice a officiellement débuté ce mardi au Centre international de Conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, sous la présidence effective du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Ces assises nationales du secteur de la Justice enregistrent la présence massive de magistrats, avocats, greffiers, professeurs d’universités, politiques, société civile…
Toutes ces composantes sociales se penchent sur ce secteur de la Justice pour identifier les dysfonctionnements et faire des recommandations ou propositions pour améliorer son fonctionnement. Ce, dans le but ultime d’amener la Justice sénégalaise à présenter désormais son vrai visage.
Ce Dialogue national est l’une des promesses du président Bassirou Diomaye Faye lors de son premier discours le 2 avril dernier.
Devant une pléthore de personnalités de haut rang, notamment les membres des institutions constitutionnelles, les professionnels de la Justice, la société civile et l’ensemble des forces vives de la Nation, le président de la République a tenu à souligner dans son discours d’ouverture que cette cérémonie s’inscrit dans les vieilles traditions socio-culturelles de «Diiso», perpétuées au sein des familles et des communautés.
Dans son allocution, le chef de l’État s’est dit convaincu que la vertu préventive du dialogue en temps de paix éloigne le spectre des tensions et favorise les dynamiques consensuelles, consolidant ainsi notre démocratie et assurant la stabilité indispensable au développement économique et social, dans l’intérêt supérieur de la Nation.
Baliser la voie pour une réforme pragmatique du système judiciaire

Le président de la République a également insisté sur la nécessité d’un débat lucide et serein pour examiner le système judiciaire, identifier ses forces et faiblesses, et rechercher ensemble des solutions pour améliorer son fonctionnement et ses performances.
Bassirou Diomaye Faye a clôturé son discours en soulignant que la finalité de cet exercice est de baliser la voie pour une réforme pragmatique du système judiciaire, afin qu’il inspire davantage confiance aux justiciables et préserve leur dignité.
En 2018, un conclave similaire avait été tenu sous la présidence du Président Macky Sall. Les discussions avaient abouti à des conclusions sincères. Ainsi, il avait été proposé de faire du Conseil de la magistrature «un organe autonome» dont le président de la République ne serait plus membre et ne nommerait plus les magistrats qui le composent. Ces recommandations étaient malheureusement restées lettre morte.
Débutées ce mardi, ces Assises de la Justice se poursuivent jusqu’au 4 juin prochain.
Abdoulaye DEMBÉLÉ
























































