
«Boffa, mirage d’une paix piégée» est un roman de Moustapha Djiba qui vient de paraître au mois d’avril 2024 dans les éditions «L’Harmattan» pour nous rappeler la tuerie du samedi 6 janvier 2018 de Boffa Bayotte.
Le samedi 6 janvier 2018, Boffa Bayotte était témoin du massacre de 14 coupeurs de bois, une information qui a replongé la Casamance dans la peur et l’inquiétude d’une crise qui s’est installée il y a une quarantaine d’années et qui ne veut connaître son épilogue.
Moustapha Djiba, professeur d’anglais au CEM Kenia, un quartier situé à quelques encablures des lieux, passionné de lecture et d’écriture, prend sa plume d’écrivain pour nous replonger dans l’histoire fictive du NIANTHIO, héros du livre, pour douter de la version populaire de l’histoire et fonder ses espoirs d’une paix définitive au lendemain de ce drame qu’il souhaite être le dernier.
En janvier 2014, à la même maison d’édition «L’Harmattan», notre écrivain a publié son premier ouvrage intitulé : «SOUNTOUKOUNG, la martyre du Joola» qui aborde le glaçant naufrage du bateau le Joola.
Pour parler de «BOFFA, MIRAGE D’UNE PAIX PIÉGÉE», l’auteur précise : «Ce roman, avant de l’être, était un scénario; c’est à dire un outil technique pour réaliser un film cinématographique, passé de projet de promesse en promesse depuis avril 2018. J’ai décidé par la suite de le convertir en roman et le mettre au service du peuple», affirme l’écrivain qui reste une référence sûre dans la région Sud du Sénégal.
Ce bouquin servira-t-il à l’éclatement de la vérité dans l’affaire Boffa ? L’auteur détaille : «Oui, bien sûr ! Ce livre est le récit de l’histoire des personnages engagés dans des aventures suicidaires pour la réalisation d’un objectif commun qui est le retour définitif de la paix en Casamance. C’est une longue et intéressante histoire, bien que fictive, pour dire simplement à l’humanité que je n’ai pas été convaincu par la version populaire…Il fallait orienter mes analyses ailleurs pour aider les gens à aller au-delà des radios kankan et des versions complotistes.»
Ce chef-d’œuvre de 115 pages et 9 chapitres est une invitation à redescendre dans les profondeurs de la tuerie du 6 janvier 2018 dans la forêt classée de Boffa Bayotte. Il est fait pour trouver les dessous de cette triste tragédie qui vibre mal dans le corps de la Casamance. Hâtez-vous à la lecture de cette œuvre inédite qui ne coûte que neuf mille francs (9.000 FCFA). L’auteur est convaincu que «la lecture de cette production intellectuelle vous conduira dans l’univers de Boffa, et vous montrera la voie à suivre pour un retour définitif de la paix en Casamance».

Lors de ce drame, une vingtaine de présumés auteurs et complices ont été arrêtés et déférés. Seize d’entre eux ont été envoyés en prison dont le journaliste René C Bassène. Le chef de village de Toubacouta, qui faisait partie des présumés auteurs, était décédé en prison à cause sûrement des longues années d’instruction de cette affaire qui aura finalement abouti à un procès qui avait polarisé toutes les attentions.
Au finish, une lourde sentence était tombée. Le chef rebelle César Atoute Badiate, le journaliste René Capin Bassène et le postier et chargé de mission du MFDC Omar Ampoi Bodian, ont écopé de la réclusion criminelle à perpétuité. Ils avaient interjeté appel contre la décision du tribunal de première instance. Un procès en appel toujours très attendu !
Abdoulaye DEMBÉLÉ
























































