Dans le but d’apaiser les tensions sociales et de sauver l’année académique à l’université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), la famille du parrain a engagé une médiation sérieuse depuis quelques jours. Après avoir rencontré le médiateur, professeur Nouha Cissé, la semaine dernière, à Ziguinchor (sud du pays), Dr Annette Seck, fille de professeur Assane Seck, a reçu la coordination des étudiants, ce jeudi, chez elle, au Point E.
Un vent de décrispation souffle sur le toit de l’université Assane Seck de Ziguinchor. L’ancienne ministre et fille du parrain, Dr Annette Seck, a rencontré, aujourd’hui, la coordination des étudiants de ladite université pour tenter de décanter la situation. Dr Annette Seck les a écoutés religieusement pour mieux appréhender la situation qui y prévaut réellement.
La coordination des étudiants était représentée par ses têtes pensantes, notamment le président de l’Amicale de l’UFR des Sciences économiques et sociales, Khadim Diène, et le président de l’Amicale UFR des Sciences et technologies, Serigne Saliou Mbaye. Ces deux responsables des apprenants de la prestigieuse institution universitaire de Ziguinchor ont révélé que leur université souffre de trois problèmes majeurs. Le premier est lié à la problématique de la restauration. Les étudiants estiment que l’Uasz a un seul restaurant de 250 places. Ils ont révélé qu’ils éprouvent d’énormes difficultés pour se nourrir puisque les repas ne suffisent pas. Concernant le deuxième, la coordination des étudiants a évoqué le lourd déficit de logements. Ils ont précisé que l’établissement d’enseignement supérieur du sud du pays n’a que 918 lits disponibles pour un effectif de plus de 10 000 étudiants, en plus des 5 000 nouveaux bacheliers qui viennent d’y être orientés. Enfin, le troisième problème concerne le manque criard d’infrastructures pédagogiques. Ils ont ainsi étalé leurs difficultés à faire leurs cours et travaux dirigés de manière convenable. Très ouverts et positifs, Khadim Diène et Serigne Saliou Mbaye, au nom de leurs mandants, ont reconnu les efforts qui sont en train d’être faits par les autorités académiques en cette période de grève pour tenter de régler certains problèmes soulevés et qui sont dans leur domaine de compétence. Après le pertinent plaidoyer de Dr Annette Seck pour l’apaisement des tensions sociales, les étudiants ont réitéré leur volonté manifeste de dialoguer pour trouver des solutions urgentes à leurs problèmes dans le but de retourner incessamment en classe.
L’engagement de Dr Annette Seck pour l’honneur de son défunt papa

« On est ni le recteur, ni le ministre de l’Enseignement supérieur mais on fera de notre mieux pour tenter de résoudre les problèmes soulevés par la coordination des étudiants », a ainsi promis la fille aînée de professeur Assane Seck, qui souhaiterait rencontrer toutes les bonnes volontés ainsi que les autorités concernées. L’objectif visé, selon l’actuelle présidente du Conseil départemental de Sédhiou, c’est « de pouvoir vraiment honorer le parrain » qui fût un personnage de haut prestige.
Les étudiants de l’université Assane Seck ont entamé, le 23 novembre dernier, un mouvement de grève illimitée. Ils réclament de meilleures conditions d’études et de vie. Le conseil académique, dirigé par le recteur Alassane Diédhiou, a décidé, le 12 décembre, de rouvrir l’université le 6 janvier. Une décision des autorités académiques qui est accompagnée de nouvelles mesures, dont l’adoption d’une session unique pour l’année universitaire 2023-2024 dans certaines UFR, comme LASHU, SES et ST ou encore l’invalidation du second semestre 2023-2024, au cas où les étudiants camperont sur leur position en refusant la reprise des enseignements au-delà de la date butoir du 13 janvier.
Le professeur Assane Seck est un ancien ministre d’État et responsable politique. Après son décès, le 25 novembre 2012, le Président Macky Sall avait décidé de l’honorer en donnant son nom à l’université de Ziguinchor.
Par A.D (demactu.com)



























































