La famille du parrain Assane Seck s’engage dans une démarche de médiation. La situation sociale actuelle à l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) préoccupe la famille du défunt parrain. Sous l’initiative de Dr Annette Seck, ancienne ministre et fille du parrain, celle-ci se mobilise pour favoriser la reprise des activités pédagogiques et assurer la stabilité au sein de cet établissement d’enseignement supérieur situé en Casamance.
Le Professeur Assane Seck, ancien ministre d’État et figure politique emblématique, est décédé le 25 novembre 2012. Cette même année, le Président Macky Sall l’avait honoré en le choisissant comme parrain de l’UASZ, inaugurée officiellement en 2014.
Dr Annette Seck, sa fille, souligne que ce choix était justifié par plusieurs facteurs, notamment son attachement à la région de Casamance, sa carrière d’enseignant, ainsi que ses racines familiales. En effet, il est né à Inor, dans le département de Bounkiling, et a grandi à Adéane, dans la région de Ziguinchor. Elle rappelle également qu’il a été le premier directeur sénégalais du Centre universitaire de Dakar de 1954 à 1956. Fière de l’héritage académique de son père, Dr Seck raconte comment ce dernier, ayant commencé sa scolarité à l’âge de dix ans, a su surmonter les obstacles pour devenir professeur titulaire de classe exceptionnelle des universités.
À l’occasion de l’anniversaire de son décès, la famille Seck exprime son désarroi face à la grève des étudiants qui a entraîné la fermeture de l’université. Consciente des conséquences de cette situation sur le calendrier scolaire, la famille a décidé d’intervenir activement pour rétablir l’ordre académique. « Je lance un appel aux étudiants, à la communauté universitaire et aux autorités pour que les cours reprennent à l’UASZ. Sa fermeture ne profite à personne et engendre de graves conséquences », déclare Dr Seck, affectueusement surnommée « Tata Annette ».
Rencontre avec le Médiateur Pr Nouha Cissé à Ziguinchor

La Présidente du Conseil départemental de Sédhiou a récemment rencontré le Médiateur, Pr Nouha Cissé, à Ziguinchor. Consciente des préoccupations soulevées par les étudiants, elle plaide pour un dialogue constructif afin de résoudre ce conflit. « Je suis persuadée que si le Professeur Assane Seck était encore parmi nous, il aurait été le premier à s’engager pour trouver des solutions », affirme-t-elle, déterminée à préserver l’image de cette institution et à œuvrer pour l’amélioration des conditions de travail des étudiants.
Dr Seck rappelle également qu’en 2009, la communauté universitaire avait envisagé d’honorer son père en lui décernant un doctorat honorifique, mais les règlements en vigueur l’en empêchaient. Elle se remémore avec émotion le discours que son défunt papa avait écrit et qu’il souhaitait prononcer à cette occasion, lequel a été par la suite transformé en recueil de poésie par des figures académiques respectées comme l’ancien ministre Makhily Gassama, Mamadou Mané » Lefou « . Son allocution, intitulée « De l’obscurité aveugle à la lumière du savoir », évoquait déjà l’importance de l’université pour le Sénégal dans le domaine de la recherche et de l’innovation.
Les motifs de la grève Illimitée à l’UASZ

Le 23 novembre dernier, les étudiants de l’Université Assane Seck ont déclenché une grève illimitée, entraînant des violences qui ont causé des blessures et des dégradations matérielles. Ils réclament de meilleures conditions d’études, l’achèvement des travaux de construction de douze amphithéâtres, ainsi que des infrastructures manquantes, tout en dénonçant les coupures d’électricité fréquentes. En réponse à cette agitation, le conseil académique, dirigé par le recteur Alassane Diédhiou, a décidé de fermer l’université « jusqu’à nouvel ordre » et a ordonné l’évacuation des étudiants résidant sur le campus.
Après une réunion du conseil académique le 12 décembre, une décision a été prise pour rouvrir l’université le 6 janvier, accompagnée de nouvelles mesures, dont l’adoption d’une session unique pour l’année universitaire 2023-2024 dans certaines UFR, comme LASHU, SES et ST ou encore l’invalidation du second semestre 2023-2024, au cas où les étudiants s’aventurent à rejeter tout projet de reprise des enseignements au-delà de la date butoir du 13 janvier. Par ailleurs, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, avait demandé au gouvernement, dans un communiqué du Conseil des ministres, un plan d’urgence pour la livraison, selon un calendrier maîtrisé, de tous les chantiers relatifs aux amphithéâtres, salles de cours, restaurants et pavillons engagés par l’État dans les universités publiques.
Par Abdoulaye DEMBÉLÉ




























































