Les Mixed Martial Arts, dits MMA ou littéralement «arts martiaux mixtes», est un terme anglophone. Les arts martiaux mixtes sont un sport de combat complet. Il associe pugilat et lutte au corps à corps. La percée timide, mais ambitieuse de ce MMA dans l’univers de la lutte sénégalaise, nous amène à faire un focus sur ce sport.
Reug Reug révélé lors de l’ARES 1 à Dakar, en 2019

Reug Reug a fait ses débuts au sein du One FC, le vendredi 22 janvier à Singapour. L’athlète sénégalais avait vaincu le Camerounais Alain Ngalani, à l’occasion du Unbreakable II. La One Championship (anciennement connu sous le nom de One Fighting Championship ou One FC) est une Ligue de MMA basée à Singapour. Elle avait été lancée le 14 juillet 2011 par l’entrepreneur et artiste martial thaïlandais Chatri Sityodtong.
Mais l’athlète sénégalais avait déjà fait son baptême du feu dans ce sport, grâce à l’ARES 1. C’était à l’occasion de son premier événement organisé le samedi 14 décembre 2019 à Dakar. Le choc, entre l’expérimenté Sofiane Boukichou (vétéran du Cage Warriors, l’une des meilleures organisations européennes) et Reug Reug avait polarisé toutes les passions. L’espoir de Thiaroye avait réussi son premier test avec talent et maîtrise.
ARES Fighting Championship débarque en Afrique, par le Sénégal
Le samedi 14 décembre 2020 à Dakar, l’organisation ARES Fighting Championship faisait son baptême du feu. Elle est la première Ligue afro-européenne. Elle avait décidé d’organiser le premier événement majeur de MMA en Afrique.
Créée par Vivendi Sports, dirigée par Robins Tchale-Watchou et Fernand Lopez, ARES se présente comme le «petit frère» de l’UFC. Ses dirigeants disent même que l’UFC, «ce sont eux les patrons». La première édition de ARES FC était même diffusée sur l’UFC Fight Pass, la plateforme de streaming de l’organisation américaine. ARES n’avait pas voulu se lancer dans une guerre qui serait perdue d’avance face aux géants du MMA. L’organisation afro-européenne veut être le supplément de l’UFC. Ainsi, elle a une clause spéciale pour que ces combattants puissent directement signer chez les Américains. Mais, elle a l’ambition de devenir leader en Afrique et en Europe. Deux continents où l’UFC n’a pas encore beaucoup investi jusqu’à maintenant.
Rocky Balboa et Bombardier : précurseurs du MMA professionnel au Sénégal

La date de naissance du MMA professionnel au Sénégal, c’était le samedi 5 mai 2018 à l’Arena de Genève (Suisse), avec le combat qui avait opposé Bombardier et Rocky Balboa, lors de la 12ème édition de SHC (Strength and Honor Championship), une structure qui avait été créée en 2007 en Suisse et qui est pilotée par Raid Salah. Celui-ci, honoré à l’occasion par la présence de Bombardier en Suisse, envisageait d’organiser l’avant-première de la treizième édition à Dakar. Le projet n’avait pas été concrétisé.
Siteu démarre aux États-Unis

Siteu avait, lui aussi, choisi la voie du MMA pour combler ses saisons blanches dans l’ultime but de vivre pleinement de son métier de lutteur avec frappe. Pour ce faire, son agent américain, Legacy, l’avait testé face à Aaron Brink, le 4 juin, en Californie aux États-Unis.
Lors de ce duel de tous les dangers, le lutteur de l’écurie Lansar n’avait pas rencontré de difficulté pour le soulever très haut, l’écraser au sol et le rouer de coups de poing. La vidéo de sa belle entame dans le MMA avait fait le tour du pays à la vitesse d’un feu de brousse. Parce que tout simplement, l’exploit du Tarkinda en chef était inédit et beau.
Après avoir réussi un premier test dans le MMA, Siteu avait confirmé sa belle santé, le 28 septembre aux États-Unis, face à Carl Culpepper. Ce combat avait été organisé par Soboba Sports Complex, dans le cadre du World Heavyweikht Championship.
Par Abdoulaye DEMBÉLÉ


























































