En Allah,
Enfin, ce Vendredi 07 Novembre 2025, Sédhiou enterre finalement son fils Ibrahima Cissé, auprès de sa génitrice Mère Mariama Dianke Touré, de son père Youssouphe Cissé, et de son grand frère Papis connu sous le nom de Guinée. Qu’Allah ait pitié de leurs âmes !
Dès l’annonce de la mort de Ibrahima Cissé, un lourd silence s’est abattu, vite brisé par les pleurs, les cris de douleur et les interrogations sans fin. Dans les foyers, dans les rues, sur les réseaux, tout se mélange : l’incompréhension, la stupeur et la nostalgie. Chacun cherche ses mots, mais personne ne trouve les bons.
Certains sont perdus, incapables de croire à cette terrible nouvelle. D’autres refusent simplement d’y penser : “Pas lui… pas Ibrahima…” répètent-ils, comme pour conjurer le sort. Sa disparition résonne comme un coup de tonnerre dans un ciel sans nuage, une blessure ouverte dans le cœur de tous ceux qui l’ont connu.
Une forte délégation est venue de partout pour accompagner leur filun homme de nobles valeurs cardinales, aimé et respecté de tous.
Les témoignages étaient unanimes : Pape Ibrahima Cissé fut un bienfaiteur discret, un serviteur sincère dont les œuvres silencieuses ont marqué bien des vies.
Les actions secrètes qu’il menait chaque jour pour les hommes en difficulté, les étudiants sauvés de justesse par sa générosité, les mosquées soutenues par sa main bienveillante, tout cela témoigne d’un cœur habité par la lumière d’Allah.
Pieux, humain, bienfaiteur, généreux et serviable, engagé, attentif aux besoins des autres, endurant, résilient et patient, telles sont les valeurs cardinales qui sommeillaient en lui.
Il donnait sans attendre de retour, et agissait sans jamais chercher les projecteurs.
Sédhiou, ta ville natale, pleure son fils parti trop tôt. Les souvenirs de son enfance y flottent encore, entre les ruelles et les regards humides.
Ziguinchor, sa ville d’adoption, s’est figée dans le deuil. Là-bas aussi, les témoignages affluent, rappelant son sourire, sa générosité et sa simplicité.
Et de Dakar à Milan, tout semble s’être arrêté. Les amis, les proches, les collègues — tous unis par la même douleur — se sentent orphelins d’une âme rare. Car quand un homme comme lui est rappelé à Allah, c’est tout un monde qui vacille.
Jusqu’à présent, les larmes ne cessent de couler. Elles traduisent ce que les mots ne peuvent exprimer : la peine, le manque, le souvenir. Les interrogations, elles, prennent d’autres formes : Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Les visages se perdent dans le vide, comme si chacun cherchait dans le silence une réponse que seul Allah détient.
Tes aînés de l’Association Culturelle des Étudiants de Sédhiou (ACES) et de Kekendo se souviennent encore de toi, Ibrahima. Tu fais partie de cette génération pionnière qui a tendu la main à ceux qui arrivaient, qui a montré la voie d’un combat noble : celui d’être au service de l’humain, de faire en sorte que nul ne se sente étranger dans l’univers parfois rude de la vie universitaire.
À une époque où beaucoup cherchaient encore leurs repères, toi et tes compagnons d’alors avez bâti des ponts, ouvert des portes, et donné de la chaleur là où régnait souvent l’indifférence. Vous avez fait de la fraternité une arme contre l’isolement, du partage un remède contre le désespoir.
Combien d’étudiants avez-vous aidés à maintenir le cap, à ne pas céder au découragement ni à la paresse ? Combien ont puisé en vous la force de persévérer jusqu’à devenir, à leur tour, de véritables serviteurs de causes nobles ?
Les générations successives – 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009,2010,2011– se rappellent avec gratitude ce frère, ce guide, cet aîné bienveillant qui les a orientés à l’UCAD. Et même après ces promotions, tous ceux qui ont entendu parler de toi, tous ceux qui ont croisé ton chemin, pleurent aujourd’hui ton départ.
Sache, cher Ibrahima, que ta vie sur terre a été utile, féconde et bénéfique. Tu as semé le bien dans les cœurs, et tes œuvres continueront de porter leurs fruits. Puisse Allah t’accorder la meilleure des récompenses dans l’au-delà, là où reposent ceux qui ont vécu pour les autres, avec sincérité et dévouement.
Sédhiou pleure son fils. Ziguinchor pleure son fils adoptif. Le Sénégal perd l’un de ses valeureux enfants. L’Italie, à travers son Organisation Non Gouvernementale ISCOS
Sénégal, vient de perdre l’un de ses meilleurs facilitateurs.
Nous nous souviendrons toujours de Toi avec amour et gratitude pour ses actes pieux et sa bonté envers les autres. Puissions-nous tous apprendre de son exemple.
Ta vie était une lumière qui brillait dans nos vies. Même en ton absence, ta mémoire continuera de nous éclairer et de nous guider.
Nous prions pour qu’Allah t’accorde le pardon et la paix éternelle. Que ton âme repose en paix dans la grâce d’Allah.
Ton héritage réside dans ta foi inébranlable et ton engagement envers Allah. Nous nous engageons à perpétuer ton héritage en pratiquant notre foi avec dévouement.
Ta perte est une tristesse profonde, mais nous prenons réconfort dans la connaissance que tu es maintenant auprès d’Allah, en paix et sans souffrance.
Ton départ est une perte pour notre communauté, mais nous nous rappelons qu’Allah a un plan pour chacun de nous, et que ton âme a maintenant rejoint Son plan divin.
Nous sommes reconnaissants pour les moments précieux que nous avons partagés avec toi. Puissions-nous toujours nous souvenir de toi avec amour et gratitude.
Nous te rendons hommage en continuant à pratiquer la charité et la bienfaisance, car c’était ta voie de vie.
Ta foi inébranlable était un modèle pour nous tous. Puissions-nous suivre tes traces dans notre quête de l’agrément d’Allah.
Nous sommes réconfortés par la conviction qu’Allah, dans Sa sagesse, t’a rappelé à Lui. Nous prions pour qu’Il l’accueille dans Son paradis éternel.
En souvenir, engageons-nous à prier pour lui et à faire des actes de charité en son nom.
Les paroles ne peuvent exprimer notre chagrin, mais nous prions pour que tu reposes en paix et que Allah apaise nos cœurs.
Ton amour et ta foi continueront de briller dans nos cœurs. Puissions-nous nous rappeler de lui dans nos prières.
En Allah ,
Sa mort, douloureuse mais riche d’enseignements, doit être une leçon pour tous : œuvrons dans le secret, faisons le bien sans ostentation, et cherchons non pas la gloire éphémère des hommes, mais l’honneur éternel auprès du Plus Haut.
Qu’Allah accorde à Ibrahima Cissé Sa miséricorde infinie et l’accueille dans Son vaste paradis. Ibrahima Cissé était un croyant dévoué qui nous a laissé un héritage de foi et de bienveillance.
Diamba MANE
Président Comité Electoral ACES

























































