Dans la nuit du 28 octobre 2024, une série d’incidents violents a marqué l’ouverture du meeting de la coalition Sàmm Sa Kaddu. Alors que les leaders du mouvement s’étaient réunis pour l’événement, des troubles ont éclaté dans plusieurs endroits stratégiques liés à la coalition.
Vers minuit, un groupe de jeunes a tenté de vandaliser le domicile de Barthelemy Dias, tête de liste de la coalition, cherchant à provoquer les agents de sécurité sur place. Par la suite, le siège de Sàmm Sa Kaddu, situé à Sacré-Cœur, a été la cible d’une attaque d’une ampleur inhabituelle, marquée par une violence délibérée.
Aux environs de 4 heures du matin, un groupe d’individus armés de coupe-coupe, d’armes à feu et de cocktails Molotov a pris d’assaut le siège, causant des dégâts matériels conséquents. Plusieurs véhicules ont été saccagés, les vitres des locaux brisées, et un incendie déclenché par les assaillants a détruit des équipements de grande valeur, estimés à plusieurs dizaines de millions de francs CFA. L’intervention rapide des sapeurs-pompiers a permis de maîtriser l’incendie, évitant de graves conséquences humaines, bien que l’attaque ait laissé des traces visibles et une forte tension au sein de la coalition.
Cette escalade de violence survient après des menaces publiques adressées par M. Abass Fall, tête de liste départementale de Pastef, ce qui a soulevé des questions sur une potentielle préméditation. Le communiqué publié par la coalition Sàmm Sa Kaddu demande que ces actes criminels ne restent pas impunis et appelle à une enquête approfondie pour identifier et poursuivre les responsables.
En attendant les résultats de l’enquête, l’incident suscite des préoccupations croissantes sur la sécurité des acteurs politiques et l’atmosphère tendue qui entoure les prochaines échéances électorales.
Alassane DIALLO, correspondant à Sédhiou



























































